Afrique : histoire, economie, politique

1998-2001
ATLAS HISTORIQUE


AN 1890

A la Conférence de Berlin, les Anglais ne firent que de défendre leur position existante en Afrique. Les Allemands n'étaient pas très intéressés par l'Afrique : leurs protectorats sur Zanzibar et Witu passèrent sous contrôle des Anglais en 1890. Les Allemands acceptèrent également une délimitation nord de leur sphère est-africaine ce qui aboutit à la constitution de l'Ouganda britannique.
Le but des Anglais était d'empêcher toute puissance européenne d'atteindre le Haut Nil. La partie sud-central de l'Afrique passa aussi sous contrôle britannique. Dans cette partie de l'Afrique, l'homme influent était Cecil Rhodes, qui n'hésita pas à investir sa fortune pour étendre l'empire britannique (il était devenu millionnaire en faisant du commerce de diamants en Afrique du sud). Ses agents utilisèrent les routes ouvertes par Livingstone et signèrent des traités de protection avec les Tswana (peuple Sotho), les Ndebele, les Shonas et au delà du Zambèze, avec toutes les tribus de la région. En 1890, quand Rhodes devint 1er ministre de la colonie du Cap, le rêve des Portugais de relier l'Angola au Mozambique était définitivement brisé (ainsi que l'espoir des Boers d'étendre leurs états vers l'ouest ou vers le nord).
Les Français annexèrent le Futa Djallon en 1888 et exercèrent une pression constante sur les plus importantes personnalités du Haut-Niger, Sheikh Ahmadou de Kaarta (fils de al-Hajj Omar) et Samori Touré (conquérant Mandé qu s'était rendu maître des hautes terres de la Guinée dans les années 1870).
Les Français demeuraient les plus sérieux rivaux des Anglais en Afrique. Les Italiens avaient conquis l'Erythrée et avaient obtenu l'accord des Anglais pour contrôler une partie de la Somalie.
En Abyssinie, le roi Ménélik succéda au trône : le roi John avait été tué en combattant les Mahdistes.


 

Afrique : histoire, economie, politique

Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier