
AN 1890

A la Conférence de Berlin,
les Anglais ne firent que de défendre leur position existante en
Afrique. Les Allemands n'étaient pas très intéressés
par l'Afrique : leurs protectorats sur Zanzibar et Witu passèrent
sous contrôle des Anglais en 1890. Les Allemands acceptèrent
également une délimitation nord de leur sphère est-africaine
ce qui aboutit à la constitution de l'Ouganda britannique.
Le but des Anglais était
d'empêcher toute puissance européenne d'atteindre le Haut
Nil. La partie sud-central de l'Afrique passa aussi sous contrôle
britannique. Dans cette partie de l'Afrique, l'homme influent était
Cecil Rhodes, qui n'hésita pas à investir sa fortune pour
étendre l'empire britannique (il était devenu millionnaire
en faisant du commerce de diamants en Afrique du sud). Ses agents utilisèrent
les routes ouvertes par Livingstone et signèrent des traités
de protection avec les Tswana (peuple Sotho), les Ndebele, les Shonas et
au delà du Zambèze, avec toutes les tribus de la région.
En 1890, quand Rhodes devint 1er ministre de la colonie du Cap, le rêve
des Portugais de relier l'Angola au Mozambique était définitivement
brisé (ainsi que l'espoir des Boers d'étendre leurs états
vers l'ouest ou vers le nord).
Les Français annexèrent
le Futa Djallon en 1888 et exercèrent une pression constante sur
les plus importantes personnalités du Haut-Niger, Sheikh Ahmadou
de Kaarta (fils de al-Hajj Omar) et Samori Touré (conquérant
Mandé qu s'était rendu maître des hautes terres de
la Guinée dans les années 1870).
Les Français demeuraient
les plus sérieux rivaux des Anglais en Afrique. Les Italiens avaient
conquis l'Erythrée et avaient obtenu l'accord des Anglais pour contrôler
une partie de la Somalie.
En Abyssinie, le roi Ménélik
succéda au trône : le roi John avait été tué
en combattant les Mahdistes.

Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier