Afrique : histoire, economie, politique

1998-2001
Le Bénin en un clin d'oeil
LE BENIN EN UN CLIN D'OEIL

Bénin, officiellement république du Bénin, pays d'Afrique occidentale, situé sur le golfe de Guinée, bordé au nord par le Burkina Faso et par le Niger, à l'est par le Nigeria et à l'ouest par le Togo.
Colonie française du Dahomey depuis 1894, le Bénin a accédé à l'indépendance complète en 1960, sous la dénomination de république du Dahomey, avant de prendre son nom actuel en 1975. Le pays couvre une superficie de 112622km2!; il s'étend sur 670km, du fleuve Niger à la côte atlantique, longue de 126km. La capitale officielle est Porto-Novo!; Cotonou étant la capitale politique et économique.

Le pays et ses ressources

Relief et hydrographie
La côte du Bénin est constituée d'une série de cordons littoraux battus par d'importantes déferlantes et ne possèdant pas de port naturel. Cette bande sablonneuse couverte de cocotiers est immédiatement suivie d'un ensemble de lagunes peu profondes communiquant souvent entre elles, qui ne sont reliées à la mer que par un mince chenal souvent ensablé à la hauteur de Cotonou. Entre les lagunes et les premiers reliefs s'étendent la terre de barre (de barro, argile en portugais), plaine fertile et très cultivée, la dépression marécageuse de Lama inondée durant la saison des pluies et difficile à mettre en valeur ainsi qu'une autre région très cultivée, correspondant à l'ancien royaume de Dahomey. Le reste du pays est à peine plus élevé (200 à 400m) et les sols sont pauvres et latéritiques. La frontière septentrionale est constituée d'un plateau de 488m d'altitude, au sol rocailleux et stérile. Au nord-ouest, le massif de l'Atakora, aux reliefs en dents de scie, culmine à 530m.
Le fleuve Ouémé et ses affluents traversent le sud du Bénin et se jettent dans le lac Nokoué (lagune de Cotonou ouverte sur la mer)!; le Kouffo alimente le lac Ahémé avant de se jeter dans le système lagunaire!; le Mono, qui marque partiellement la frontière avec le Togo, irriguant le sud-ouest du pays. Au nord, les rivières les plus importantes sont le Niger, dont une partie sépare le Bénin du Niger, et ses affluents, le Sota, la Mékrou et l'Alibori.

Climat
Le climat du Bénin varie d'un type équatorial de transition au sud à un type tropical de plus en plus sec au nord. Au sud, la moyenne pluviométrique annuelle diminue de Porto-Novo (1200mm) à Grand-Popo (820mm). Deux saisons des pluies se succèdent au cours de l'année, l'une entre mars et juillet!; l'autre entre septembre et novembre. La température mensuelle moyenne varie de 20!°C à 34!°C. Au fur et à mesure que l'on progresse vers le nord, le climat sahélien, caractérisé par une longue saison sèche et une seule saison des pluies, de mai à septembre, est de plus en plus marqué. Les températures sont élevées et les précipitations plus faibles (890mm sauf sur le massif de l'Atakora qui reçoit 1300mm à Natitingou).

Faune et flore
Une forêt tropicale humide, très dense, recouvrait autrefois le pays jusqu'aux lagunes. La région méridionale a été largement déboisée et mise en culture, sauf aux abords des fleuves (forêts-galeries)!; les palmiers à huile sont aujourd'hui les arbres les plus courants. Le centre du Bénin est en grande partie recouvert d'une forêt sèche, quelques forêts plus anciennes subsistant. La savane arborée et les forêts-galeries dominent dans le Nord, au climat plus sec. Buffles, antilopes, panthères, singes, crocodiles et canards sauvages font partie de la faune du Bénin.
Ressources naturelles
Les ressources minières comprennent le minerai de fer, le chrome, le diamant, le calcaire et des phosphates mais seuls le calcaire et le diamant font l'objet d'une exploitation importante. Le petit champ pétrolifère de Sémé, au large de Cotonou, a été mis en exploitation en 1982.

Population et société

Démographie
Le Bénin compte environ 5,41millions d'habitants, selon les estimations officielles de 1994, avec un taux de croissance annuel de 3,2p.100. La densité moyenne globale est de quarante-huit habitants au km2, elle est cependant trois fois supérieure au sud, où sont concentrés les trois quarts de la population. Seulement 20p.100 des habitants habitent les villes. Début 1990, l'espérance de vie était de 48ans.
Les Fons et les Adjas, communautés très apparentées, représentent 59p.100 de la population et constituent les groupes les plus importants au sud du pays. Les Bariba et les Sombas sont les plus nombreux au nord du pays (14p.100 de la population totale). Les Yorouba, qui regroupent 9p.100 de la population, prédominent au sud-est. À d'autres petits groupes côtiers comme les Minas et les Plas, il convient d'ajouter les «!Brésiliens!», portant des noms portugais, issus des anciens esclaves revenus du Nouveau Monde.

Villes principales
Cotonou, capitale politique, centre d'affaires et port principal, compte davantage d'habitants (478000habitants en 1984, selon les estimations) que Porto-Novo, capitale administrative officielle (208000habitants en 1982, selon les estimations). Parakou (65940habitants), Abomey (54400habitants) et Natitingou (population estimée à 55800habitants en 1979) sont les autres villes importantes du Bénin.

Langue et religion
Le français est la langue officielle du Bénin, mais les Béninois parlent la langue de leur communauté (fon, haoussa, yorouba), celles de leurs voisins immédiats et les langues des commerçants.
Plus de la moitié de la population est animiste et pratique le vaudou avec de fortes tendances synchrétiques. Le vaudou est devenu la religion d'État au début de l'année 1996. Les chrétiens, catholiques et protestants représentent 20p.100 de la population et vivent surtout dans le Sud, 15p.100 de la population sont des musulmans, surtout dans le Nord.

Éducation
Le taux d'alphabétisation était de 30p.100 au début des années 1990, seuls 22p.100 des enfants de douze à dix-sept ans étant scolarisés. Une dizaine de milliers d'étudiants suivent des cours d'enseignement supérieur à l'université nationale du Bénin (fondée en 1970), à Cotonou, et dans d'autres instituts.

Culture
Le Bénin est l'héritier d'une double tradition artistique, celle des Fons et du royaume de Dahomey et celle des Yoroubas, dont l'influence marqua la culture du royaume du Bénin. (Voir aussi Afrique, art d'.)
La Bibliothèque nationale du Bénin se trouve à Porto-Novo, et le Musée national à Cotonou. La radio et la télévision émettent à partir de Cotonou. Dans ce pays que l'on appelle le «!quartier latin de l'Afrique!» en référence au quartier de Paris du même nom, symbolisant la vie intellectuelle française, (le boulevard Saint-Michel est la principale artère de Cotonou), la presse d'opinion a connu un essor important avec la libéralisation des années 1990!; Daho-Express, détenu par le gouvernement, est le quotidien le plus lu avec un tirage d'environ 10000exemplaires.

Gouvernement et vie politique
De 1977 à 1989, le Bénin fut dirigé par une Assemblée nationale révolutionnaire qui nommait un président. Le Parti de la révolution populaire du Bénin (PRPB), parti unique d'inspiration marxiste-léniniste (voir Communisme), était dirigé par le général Matthieu Kérékou qui avait pris le pouvoir en 1972. Administrativement, le pays était divisé en six provinces (Atacora, Atlantique, Borgou, Mono, Ouémé, Zou), chacune étant dirigée par un préfet et un conseil révolutionnaire des provinces.
Alors que les régimes communistes d'Europe de l'Est s'effondraient, que la situation économique du Bénin ne cessait de se détériorer et que les manifestations en faveur de la démocratie se multipliaient, le PRPB abandonna l'option marxiste-léniniste en 1989. L'année suivante, il convoquait une Conférence nationale qui s'est prononcée pour un retour à la démocratie et au multipartisme. À partir de cette date, le Bénin fut cité en exemple comme modèle de démocratisation en Afrique. La Conférence nationale élabora une nouvelle Constitution et nomma un gouvernement intérimaire dirigé par Nicéphore Soglo, ancien haut responsable de la Banque mondiale, pour conduire le pays jusqu'aux élections. Le projet de Constitution fut largement approuvé par un référendum populaire de 1990. Le nouveau texte constitutionnel prévoyait l'instauration d'une Assemblée nationale de soixante-quatre sièges, directement élue par le peuple pour une durée de quatre ans, et un régime présidentiel, le chef du pouvoir exécutif étant élu pour un mandat de cinq ans.
À l'issue des élections de 1991, dix-sept partis étaient représentés à l'Assemblée nationale. Lors des élections présidentielles, qui se déroulèrent le mois suivant, Nicéphore Soglo battit Matthieu Kérékou, le président sortant, avec près de 68p.100 des voix.
De nouvelles élections, en mars 1995, ont vu le succès des partis d'opposition. Le Parti pour le renouveau démocratique (PRD), principale force de l'opposition, a recueilli le même nombre de suffrages que le mouvement du président Soglo, Renaissance du Bénin, les partisans de Mathieu Kérékou se plaçant en troisième position. L'ancien président, qui dirigea de manière autoritaire le pays durant dix-sept ans, a remporté, le 17mars 1996, les élections présidentielles avec 52,49p.100 des suffrages contre 47,51p.100 à son rival Nicéphore Soglo.

Économie
Le Bénin est l'un des pays les plus pauvres d'Afrique. Selon les estimations de la Banque mondiale, le produit national brut (PNB) s'élevait, en 1994, à environ 1,95milliard de dollars, soit un revenu annuel moyen par habitant de 360dollars. L'économie, informelle ou non, dépend essentiellement de l'agriculture et du commerce transfrontalier avec le Nigeria. La privatisation de certaines entreprises, nationalisées au cours des années 1970, est prévue dans le cadre d'un programme de réformes économiques financé par la Banque mondiale (voir Banque Internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD)) et le Fonds monétaire international (FMI). Amorcé en 1991, ce programme vise à comprimer les dépenses publiques en réduisant notamment le nombre de fonctionnaires. Comme dans les autres pays de la zone franc, la dévaluation du franc CFA, en janvier 1994, a surtout affecté les revenus urbains, nombreux dans le Sud. Le Bénin est membre de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), organisation visant à promouvoir la coopération économique et le développement.

Agriculture
L'agriculture, première activité économique du Bénin, contribue pour 35p.100 au PNB et emploie 56p.100 de la population active. De nombreux Béninois, dans les régions les plus reculées du Nord, vivent exclusivement de la culture de subsistance. Environ 90p.100 de la production agricole sont fournis par de petites exploitations. Maïs, manioc, sorgho, igname, mil, patate douce, arachide et haricot constituent les cultures vivrières. Les cultures d'exportation, principalement pratiquées dans le sud du pays, comprennent le palmier (huile de palme, cœurs de palmiers), le cocotier, le coton, le café, le cacao, dans le Sud, et l'arachide dans le Centre et le Nord. Dans les savanes du Nord paturent de nombreux troupeaux de bovins, conduits par les Peuls.
Le Bénin, comptant 3,53millions d'hectares de forêts, a peu développé la sylviculture. La quasi-totalité des 4,7millions de stères de bois coupées chaque année est utilisée comme bois de chauffe. De même, la majeure partie des 23500tonnes de poissons pêchés dans les rivières, les lacs et les lagunes est destinée à la consommation intérieure. La pêche en mer est peu pratiquée par manque d'équipement.

Mines et industries
Le pétrole est la principale ressource minière du Bénin. Au début des années 1990, la production pétrolière s'élevait à 195000tonnes par an. Le calcaire entre dans la fabrication du ciment, certains diamants industriels sont exportés. Les principales entreprises se situent dans le secteur agroalimentaire, huile de palme, de graine de coton, bière, sucre et textile (coton) constituant les principaux produits manufacturés.
L'énergie provient principalement du Ghana, qui fournit grâce à la centrale hydroélectrique, située sur le lac Volta, 85p.100 de l'électricité dont a besoin le Bénin. De petites centrales thermiques électriques, fonctionnant au gazole, ainsi qu'un complexe hydraulique permettent de répondre au reste des besoins.

Échanges
L'unité monétaire est le franc CFA divisé en 100centimes. Le franc CFA a été dévalué de 50p.100 par rapport au franc français en janvier 1994 (1franc français!=!100francs CFA). Le Bénin dispose de quatre banques commerciales, basées à Cotonou. La dette extérieure du pays s'élevait à 1,37milliard de dollars en 1993.
Le pays importe globalement deux fois plus (en valeur) qu'il n'exporte. Les exportations sont principalement constituées par le pétrole brut, des produits dérivés du palmier à huile, du sucre, du cacao et du coton (le Bénin est le premier exportateur de coton filé de l'Afrique subsaharienne). Il importe des vêtements et des machines. Ses principaux partenaires commerciaux sont la France, le Portugal, l'Allemagne, les États-Unis et la Thaïlande.
Le Bénin dispose d'environ 7450km de réseau routier, parfois difficilement praticable en saison des pluies. Au sud de la grande artère qui longe la côte, des routes relient Cotonou et Porto-Novo aux villes du centre et du nord comme Natitingou et Parakou, terminus de la ligne de chemin de fer de Cotonou (environ 580km de long). Sur la côte, le réseau ferré est connecté à celui du Togo et du Nigeria. Cotonou, le grand port du Bénin, est aussi celui du Niger, pays enclavé qui y fait transiter une grande partie de ses importations et exportations (minerai d'uranium). L'aéroport international se trouve à Cotonou, les villes d'Abomey, de Natitingou, de Kandi et de Parakou possèdant également le leur.

Histoire
Le sud et le centre du pays suivirent le destin des peuples du golfe de Guinée tandis que le nord, frontalier du Niger et du Burkina Faso, subissait celui des peuples de la savane. Selon la tradition orale, au début du XVIesiècle, les Adjas quittèrent la ville de Tado, située sur les rives du Mono, au Togo, pour s'établir à Savé et à Allada, dans le Sud. Au siècle suivant, une scission parmi les héritiers du royaume d'Allada aboutit à la formation du royaume d'Adatché, au sud-est, et plus au nord, sous la direction d'Houegbadja (1645-1689), du royaume de Dahomey, à partir d'Abomey, qui devint la capitale du royaume. Le Dahomey devint la puissance dominante de la région, grâce à la traite des Noirs, le royaume jouant un rôle d'intermédiaire avec les comptoirs européens de la côte. Vers 1775, les Portugais constituèrent, à partir du royaume d'Adatché, le royaume négrier de Porto-Novo.
Dans la première moitié du XIXesiècle, le roi Guézo du Dahomey donna d'autres fondements à la richesse de son royaume, développant la culture du palmier à huile afin de répondre à la demande européenne et introduisant de nouvelles cultures (maïs, tomate, arachide, tabac) dans le pays.

Colonisation
En 1851, la France signa un traité commercial et d'amitié avec le chef de Porto-Novo, vassal du roi Glé-Glé du Dahomey, qui régna de 1858 à 1889. En 1861, les Britanniques prirent au Dahomey la ville de Lagos (l'actuelle capitale du Nigeria). Par les traités de 1868 et de 1878, la région de Cotonou, située entre Ouidah, comptoir français, et Porto-Novo, fut cédée à la France. En 1883, le roi de Porto-Novo, souhaitant se protéger des visées expansionnistes du Dahomey, signa un traité de protectorat avec la France. Béhanzin, successeur de Glélé, tenta de reconquérir la région occupée par les Français mais, en 1892, il fut mis en déroute. Capturé en janvier 1894, le roi du Dahomey fut déporté en Martinique et les établissements français furent regroupés au sein de la colonie du Dahomey. Dans le Nord, le royaume bariba, qui avait atteint son apogée au XVIIIesiècle, avant de se heurter à l'expansionnisme du royaume nigérian d'Ilorin, opposa une vive résistance à la colonistion française.
En 1899, le Dahomey fut intégré à l'Afrique-Occidentale française (AOF) (voir Empire colonial français). Ses frontières furent fixées en accord avec la Grande-Bretagne, établie au Nigeria, et l'Allemagne, présente au Togo. Durant l'entre-deux guerres, le Dahomey, où la scolarisation, grâce aux missions religieuses, était importante, notamment dans le Sud, fut l'un des principaux foyers politiques et intellectuels de l'AOF. De nombreux partis politiques furent fondés dès cette époque tandis que se développait une presse d'opposition au système colonial. Rallié à la France libre durant la Seconde Guerre mondiale, le Dahomey devint, en 1946, un territoire français d'outremer, puis, en 1958, un État autonome au sein de la Communauté française. Le pays accéda à l'indépendance le 1eraoût 1960 et entra, le mois suivant, aux Nations unies.

Indépendance
Depuis l'indépendance, le Bénin a connu une histoire politique mouvementée. Les douze premières années furent marquées par une instabilité chronique, les anciennes élites coloniales se disputant le pouvoir. En 1963, l'armée força Hubert Maga, premier président du Dahomey indépendant, à démissionner!; quatre coups d'État furent perpétrés durant les six années qui suivirent. En 1970, un Conseil présidentiel de trois membres prit le pouvoir, suspendit la constitution et ses membres assumèrent alternativement la présidence. En 1972, le commandant Mathieu Kérékou destituait le Conseil présidentiel et devenait le chef d'un État auquel il donna peu à peu une orientation marxiste-léniniste. En 1975, pour réduire le poids politique du Sud, le nom de Dahomey fut symboliquement abandonnée pour celui de Bénin, du nom du royaume qui s'était autrefois épanoui au Nigeria voisin. Une nouvelle Constitution, instaurant un régime à parti unique, fut promulguée en 1977. Les trois anciens présidents, emprisonnés en 1972, furent libérés en 1981.
Élu président par l'Assemblée nationale révolutionnaire en 1980, réélu en 1984, Kérékou échappa à trois tentatives de coup d'État en 1988. Durant les années 1980, la situation économique du Bénin n'avait cessé de se dégrader tandis que se durcissait la répression anti-démocratique. En 1987, un plan du FMI imposa des mesures drastiques: prélèvement supplémentaire de 10p.100 sur les salaires, gel des embauches, mises en retraites forcées. Un nouvel accord avec le FMI, en 1989, sur un programme d'ajustement des structures économiques, provoqua une grève massive des étudiants et des fonctionnaires, réclamant le paiement des salaires et des bourses. Les troubles sociaux et politiques conduisirent Kérékou à renonçer à l'idéologie marxiste-léniniste et à accepter l'instauration d'une Conférence nationale, réunissant les représentants des différents mouvements politiques.
Un gouvernement de transition, mis en place en 1990, ouvrit la voie au retour de la démocratie et du multipartisme. Le Premier ministre, Nicéphore Soglo, battit Kérékou aux élections présidentielles de mars 1991, mais les ajustement structurels et la compression des dépenses publiques recommandées par le FMI ont ravivé le mécontentement. Après avoir perdu sa majorité au sein de l'Assemblée législative, le président Soglo a été battu par Mathieu Kérékou à la présidentielle du 17mars 1996.
Le Bénin, qui sut, en 1990, donner l'exemple du retour pacifique au multipartisme, est aussi fasciné par l'alternance. Les élections législatives de mars 1999 donnèrent à une voix de majorité la victoire à la Renaissance du Bénin (RB), le mouvement de l'opposition dirigé par Rosine Soglo, épouse de l'ancien président. Ces élections marquèrent l'échec du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (MADEP), parti soutenant l'actuel président Kérékou. Il faut toutefois prendre en compte que certains députés (les «transhumants») élus dans l'opposition peuvent rejoindre le camp adverse.

Source :
Microsoft Encarta

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Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier