Afrique : histoire, economie, politique

1998-2001
Le Botswana en un clin d'oeil
LE BOTSWANA EN UN CLIN D'OEIL

Botswana, officiellement république du Botswana, pays d'Afrique australe, limité au nord et à l'ouest par la Namibie, au nord par la Zambie, à l'est par le Zimbabwe, et au sud-est et au sud par l'Afrique du Sud. La superficie totale du Botswana est de 600372km2 et sa capitale est Gaborone.

Le pays et ses ressources

Le Botswana est recouvert en grande partie par le désert du Kalahari. L'Okavango, principal cours d'eau du pays, prend sa source en Angola et alimente le delta de l'Okavango dont une partie constitue la réserve de Moremi, où vivent de nombreuses espèces animales. Pendant la saison des pluies, le cours de l'Okavango se prolonge vers l'est le long de la rivière Botletle pour se jeter dans le lac Xau et dans le lac salé de Makarikari. On ne trouve aucun cours d'eau permanent dans la partie méridionale du pays. Pays subtropical majoritairement aride, le Botswana connaît des précipitations annuelles moyennes variant entre 635mm au nord et moins de 230mm dans le Kalahari, et qui ont lieu surtout entre décembre et avril. La végétation oscille entre les arbustes épineux et clairsemés du Kalahari et la savane qui prédomine dans le Nord et dans l'Est. Les animaux sauvages abondent, principalement des lions, des girafes, des léopards, des antilopes, des éléphants, des crocodiles, et des autruches. Le sous-sol est particulièrement riche (diamants, cuivre, nickel, houille, cobalt, manganèse, amiante, sel).

Population et société

La population du Botswana était estimée, en 1995, à 1,49million d'habitants, soit une densité de population ne dépassant pas 2,5habitants au km2. L'essentiel est concentré dans la partie orientale du pays, où l'on trouve les principales villes: Gaborone, la capitale, Francistown (65000hab. en 1991), Selebi-Phikwe (39700hab.), Molepolole (37000hab.) et Kanye (31300hab.). Le pays doit son nom au peuple tswana (Botswana signifiant «!Pays des Tswanas!», lui-même composé de huit groupes principaux, et qui constitue la très grande majorité de la population, suivi notamment des Bochimans (Bushmen), des Kalangas, et des Hereros.
Environ la moitié des Botswanais sont de confession chrétienne, les autres restant fidèles aux cultes traditionnels. L'anglais est la langue officielle, mais la plupart des Botswanais parlent le tswana, une langue bantoue.
En 1990, le taux d'alphabétisation des adultes dépassait 70p.100. Le nombre d'inscrits à l'université du Botswana (fondée en 1976), à Gaborone, était, au début des années 1990, de 3500étudiants.
Le Botswana est régi par une Constitution adoptée en 1965, qui confie le pouvoir exécutif au président, secondé par un vice-président et un cabinet composé d'une dizaine de ministres. Le président est élu par le Parlement, qui compte trente-quatre membres élus au suffrage universel pour une durée de cinq ans. La Chambre des chefs, qui est composée de quinze membres (dont les chefs des huits principaux groupes tswanas), doit être consultée par le gouvernement à propos de toutes les questions d'ordre institutionnel. La vie politique est dominée par le Parti démocratique du Botswana qui occupe le pouvoir depuis l'indépendance, tandis que le Front national du Botswana trouve principalement son électorat parmi les jeunes urbains et les salariés.

Économie

L'économie du Botswana s'est nettement développée depuis l'indépendance en 1966 -à l'époque, le pays exportait principalement du bétail-, grâce à l'exploitation des mines de diamants d'Orapa et de Jwaneng, ainsi que de cuivre et de nickel dans la région de Selebi-Phikwe. Les diamants représentent désormais près de 80p.100 des recettes à l'exportation. Le produit intérieur brut (PIB) du Bostwana était, en 1993, de 3,6milliards de dollars (soit 4650dollars par habitant). L'élevage reste une activité importante (avec un cheptel de près de 2,9millions de bovins) mais les exportations de bœuf sont en recul. L'industrie repose surtout sur l'agroalimentaire et la transformation des minerais. La monnaie du pays est le pula.

Histoire

Le territoire de l'actuel Botswana est habité par les Bochimans depuis la préhistoire. Ces derniers furent déplacés en grande partie par les Bantous tswanas qui émigrèrent dans la région aux alentours de 1800. Des missionnaires, dont David Livingstone et Robert Moffat, arrivèrent au cours de la première moitié du XIXesiècle. Le territoire fut placé sous protectorat britannique en 1885, à la demande des chefs tswanas inquiets de la pénétration des Boers du Transvaal.
Durant les deux guerres mondiales, des contingents du Bechuanaland -ancien nom du Botswana- servirent outre-mer et, à leur retour, eurent une grande influence sur les changements économiques et politiques à venir. Les premières élections législatives eurent lieu en 1961. C'est sous le nom de Botswana que le pays accéda à l'indépendance en 1966, malgré l'opposition de l'Afrique du Sud, et sir Seretse Khama fut son premier président. À sa mort, en 1980, celui-ci fut remplacé par Quette Masire, qui revint au pouvoir en septembre 1984 et fut réélu en octobre 1989, puis en octobre 1994.
En matière de politique étrangère, le Botswana a opté pour la voie du non-alignement et, ce, depuis son indépendance. Bien qu'opposé à l'ancienne politique d'apartheid de son voisin sud-africain, le Botswana a maintenu, pour des raisons de dépendance économique, des relations étroites avec celui-ci.
Depuis l'émergence de la nouvelle Afrique du Sud, le président Masire milite pour une «?interdépendance équilibrée?» envers son puissant voisin au sein de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC).
La désertification ayant fait apparaître des îles permanentes dans la dépression marécageuse de l'Okavango, des problèmes frontaliers ont surgi avec la Namibie. En 1977, l'armée du botswana est intervenue dans plusieurs de ces îles (Situngu, Luyondo, Kasikili, Singobeka) situées dans la rivière Linyati et mises en culture par des paysans namibiens. Le dossier de ce conflit, dans lequel se dessine l'intention de la Namibie de prélever l'eau de l'Okavango pour alimenter Windhoek, sa capitale, a été remis entre les mains de la Cour de justice de La Haye.
En novembre 1997, le président Masire a annoncé son départ pour l'année suivante, et nommé le vice-président Festus Mogae en attendant les élections d'octobre 1999. Son départ répond à la demande des jeunes du Parti démocratique du Botswana (BDP) au pouvoir, impatient d'accéder aux affaires après les dix-sept ans de pouvoir de Ketumile Masire, au vote d'une nouvelle loi contraignante pour la presse, et à l'opposition des Bochimans déplacés de certaines de leurs terres pour favoriser le tourisme.

Source :
Microsoft Encarta

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Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier