Afrique : histoire, economie, politique

1998-2001
Le Cameroun en un clin d'oeil
LE CAMEROUN EN UN CLIN D'OEIL

Cameroun, officiellement république du Cameroun, pays de l'Afrique centrale, ouvert sur l'océan Atlantique, limité à l'ouest par le Nigeria, au nord-est par le Tchad, à l'est par la République centrafricaine, au sud par le Congo, le Gabon et la Guinée-Équatoriale. Depuis le golfe de Guinée (golfe du Biafra), le Cameroun s'étire vers le nord jusqu'au lac Tchad, formant un triangle de 475442km2 de superficie, qui relie l'Afrique équatoriale et l'Afrique occidentale. Sa capitale est Yaoundé.

Le pays et ses ressources

Relief et hydrographie
Le Cameroun se divise en plusieurs régions. Au sud, la plaine côtière et l'intérieur des terres sont couverts d'épaisses forêts tropicales tandis qu'en direction du nord celles-ci font place à la savane puis à la steppe soudano-sahélienne, qui descend progressivement vers les marécages en bordure du lac Tchad. Le trait dominant de son relief est le massif de l'Adamaoua, un arc montagneux qui sépare le nord et le sud du pays. Ses plateaux, à une altitude moyenne de 1370m, dominent les plaines de la Bénoué, au nord et à l'ouest, le long de la frontière avec le Nigeria. Plus relevé au nord et à l'ouest, où il s'élève jusqu'à 2460m, l'Adamaoua se prolonge au sud-ouest par de hautes montagnes d'origine volcanique où culmine le mont Cameroun à 4095m. Ce volcan est encore en activité. Les émanations de gaz toxiques du lac Nyos, formé dans l'un des cratères, avaient fait plus d'un millier de victimes en 1986. L'Adamaoua détermine aussi l'orientation hydrographique du Cameroun. Le Logone s'écoule vers le nord, du plateau central vers le bassin du Tchad. La Bénoué y prend également sa source et relie l'est et le nord du plateau au vaste réseau fluvial du Niger à l'ouest (Nigeria). Vers le sud, le massif donne naissance à de nombreux fleuves côtiers nationaux, dont la Sanaga et le Nyong, qui se jettent dans l'Atlantique. Ses sources alimentent aussi le bassin du fleuve Congo (Sangha), à l'est.

Le climat
Le Cameroun possède un climat tropical humide dans le Sud et sur les côtes (3890mm), avec des pluies abondantes d'avril à novembre, et presque toute l'année dans les montagnes du Sud-Ouest (10000mm/an). Le climat se rapproche du type sahélien en direction du nord, où la saison sèche dure d'octobre à avril (700mm sur le plateau central). Le Nord-Ouest est semi-aride (380mm/an). Les températures moyennes varient entre le Sud (25!°C), le plateau central (21,1!°C) et le Nord (32,2!°C).

Flore et faune
Du nord au sud, on distingue une zone de steppe, une zone de savane et une zone forestière. La forêt tropicale est riche en espèces (bambou, palmier à huile, hévéa, acajou, teck et ébène). La faune sauvage est extrêmement variée et relativement préservée, au sein de parcs nationaux: singes, chimpanzés et gorilles se rencontrent au sud!; antilopes, lions et éléphants, au nord.

Ressources naturelles
Outre les importantes ressources forestières, le Cameroun possède des gisements très rentables de bauxite au nord du pays. Des réserves de gaz naturel et des gisements de pétrole sont exploités en haute mer, au large de Douala. L'or est extrait en petites quantités, de même que le minerai d'étain et la pierre à chaux. Le réseau hydrographique offre un potentiel hydroélectrique considérable.

Population et société

Démographie
En 1995, la population camerounaise était estimée à 13,23 millions d'habitants. Sur la période 1990-1995, le taux de croissance annuel de la population atteignait 2,8p.100. L'indice de fécondité demeurait élevé (5,7) tandis que le taux de mortalité infantile était de 63p.1000 et l'espérance de vie à la naissance de quarante-quatre ans.
La densité de population (27habitants/km2 en moyenne) varie selon les régions. Elle est plus concentrée dans les grandes agglomérations du Sud, ainsi que dans les montagnes de l'Ouest et la zone de savanes du Nord.
Cette dernière est peuplée par les Foulbés ou Peuls, des pasteurs semi-nomades. Les Kirdis, des agriculteurs, vivent également au nord, dans les montagnes de Kapsiki. Le Sud est principalement habité par les peuples de langue bantoue: la communauté la plus importante est celle des Bamilékés, des commerçants dynamiques. Les profondeurs des forêts du Sud constituent l'un des derniers refuges pour les Pygmées.

Villes principales
Environ 44p.100 des Camerounais vivaient en ville en 1994. Mais l'exode rural ne cesse de s'accélérer, notamment en direction de la capitale, Yaoundé (435900habitants en 1981, 990000 en 1994). Principal centre commercial, Yaoundé est pourtant moins peuplée que Douala, le port le plus important sur le golfe du Biafra (637000habitants en 1981, plus d'un million en 1994). Les autres villes sont N'kongsamba (90000habitants en 1992), Maroua (81900habitants), Bafoussam (75800habitants) et Foumban (41400habitants).

Langues et religions
Un quart environ de la population est animiste. Les musulmans (22p.100) habitent principalement le Nord tandis que les chrétiens (33p.100 catholiques, 17p.100 protestants) peuplent le Sud. Le français et l'anglais sont les langues officielles, les francophones (78p.100 de la population totale) étant plus nombreux que les anglophones (22p.100). Les langues soudanaises sont parlées dans le Nord, les langues bantoues dans le Sud

Éducation
Plus de la moitié de la population camerounaise a moins de vingt ans. En 1995, 50,3p.100 des enfants entre douze et dix-sept ans étaient scolarisés, mais seulement 3,4p.100 avaient accès au troisième degré. L'université de Yaoundé, fondée en 1962, abrite des facultés de droit, de lettres et de sciences. Les méthodes d'enseignement françaises prévalent dans les établissements secondaires et techniques. Les écoles religieuses tiennent également une place importante et sont en partie subventionnées par le gouvernement. Le taux d'analphabétisme reste élevé, avec 36,6p.100 de la population totale en 1995.

Gouvernement et vie politique
Aux termes de la Constitution de 1972, le chef de l'État -commandant des forces armées- était élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans. Le Premier ministre et les ministres étaient nommés par le président et ne pouvaient pas faire partie de l'Assemblée nationale. Le président nommait également les gouverneurs des dix provinces que compte le pays. Le pouvoir législatif était dévolu à une Assemblée nationale unicamérale qui comptait cent quatre-vingt membres, élus pour cinq ans. Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), fondé par le président Ahmadou Ahidjo en 1966, fut le seul parti autorisé jusqu'en 1990, date à laquelle son successeur, Paul Biya, dut accepter le multipartisme. Trente-deux partis prirent part aux premières élections pluralistes, en mars 1992.

Économie
Le Cameroun connut une croissance importante entre 1977 et 1985 (plus de 10p.100 par an) grâce à la valorisation de ses ressources pétrolières et de ses exportations agricoles. Depuis, il est entré dans une crise économique profonde et durable due à la dégradation des termes de l'échange (en baisse de 44p.100 entre 1986 et 1988) et à la concurrence avec son voisin nigérian. Dans le même temps, les dépenses publiques augmentaient de 19p.100. Le pays mène, depuis 1988, une politique d'ajustement sous l'égide du Fonds monétaire international (FMI). Le redressement tarde à se faire sentir alors même que la dévaluation du francCFA, en janvier 1994, et la réévaluation du naira nigerian ont favorisé une reprise des exportations (+!30p.100). La production pétrolière continue de diminuer, les usines fonctionnent à temps partiel et les fonctionnaires sont payés avec retard. En 1994, le produit national brut global (PNB) était estimé à 9,6milliards de dollars, en régression de 3,8p.100 par rapport à l'année précédente. Le PNB par habitant s'élevait à 792dollars en 1993.

Agriculture
Principale ressource du pays, l'agriculture occupait 63p.100 de la population active et représentait 22p.100 du PNB en 1995. Les principales cultures d'exportation sont le café, le cacao, le coton et la banane. En 1990, les productions annuelles de coton et de cacao atteignaient respectivement 104000tonnes et 117000tonnes. Les principales cultures vivrières sont le sorgho, l'igname, l'arachide, le manioc, le maïs, le mil et la banane plantain. L'élevage, activité traditionnelle des Peuls, est important dans le massif de l'Adamaoua et dans les savanes du Nord. En 1991, le cheptel comptait 4,7millions de bovins, 3,8millions d'ovins et un nombre équivalent de caprins. L'élevage de porcs est développé dans le Sud.
La production de bois (3p.100 du PNB) consiste essentiellement en bois d'acajou, d'ébène et de teck provenant des grandes forêts tropicales du Sud. Les coupes annuelles atteignaient 14,6millions de mètres cubes en 1992. Jusqu'à une période récente, la pêche concernait surtout les poissons d'eau douce destinés à la consommation locale. Cependant, la pêche en mer s'est développée rapidement, notamment dans la région de Douala. En 1993, les prises annuelles s'élevaient à 80000tonnes (dont environ un quart de poissons d'eau douce).

Mines et industries
L'une des plus grandes entreprises industrielles du Cameroun est la fonderie d'aluminium d'Édéa. La production y atteignait 86500tonnes en 1993, à partir de bauxite importée. Les autres industries concernent l'agroalimentaire, le bois, le textile, les engrais et le ciment. En 1994, la production de pétrole s'élevait à 5,48millions de tonnes contre plus de 9millions en 1987. Les réserves sont estimées à 55millions de tonnes et celles de gaz naturel à 115milliards de mètres cubes. La plus grande centrale hydroélectrique se situe à Édéa, sur le fleuve Sanaga. L'hydroélectricité contribue pour 97p.100 à la production électrique totale du pays.

Échanges
Le Cameroun appartient à la zone franc. Sa monnaie est le francCFA, divisé en 100centimes (1FCFA!=!0,01FF en 1995). Elle est émise par la Banque des États d'Afrique centrale (BEAC), basée à Yaoundé. En janvier 1994, le francCFA fut dévalué de 50p.100 par rapport au franc français.
En 1994, le taux de couverture des importations par les exportations était de 87,6p.100. Les principaux partenaires économiques du Cameroun sont la France, l'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas et les États-Unis.
Le Cameroun possède quelque 66900km de routes, dont 6p.100 seulement sont bitumées. La plupart sont impraticables en saison des pluies. Le pays est également doté d'un réseau ferré de 1100km. Le trafic portuaire s'effectue essentiellement à Douala, qui sert aussi de port de commerce pour les pays voisins dépourvus de débouchés maritimes. Le deuxième port, Kribi, devrait bientôt accueillir un oléoduc servant à écouler le pétrole exploité dans le sud du Tchad. Plus au nord, sur la Bénoué, le port de Garoua est ouvert trois mois par an au commerce fluvial avec le Nigeria. Air Cameroun exploite des lignes intérieures et internationales. Le principal aéroport est situé à Douala. L'organisme de radiodiffusion et de télévision, contrôlé par l'État a son siège à Yaoundé.

Histoire
La zone couvrant le sud-ouest de l'actuel Cameroun et le sud-est du Nigeria aurait été le berceau des peuples bantous au Iermillénaire avant notre ère. Les Tikars, les Bamouns et les Bamilékés s'installèrent ensuite sur les hauts plateaux camerounais. Au Nord, la civilisation des Saos, mal connue, s'était développée dans le bassin du lac Tchad. Cette région passa au XVIesiècle sous le contrôle de l'empire de Kanem-Bornou.
En 1472, le navigateur portugais Fernando Póo découvrit l'estuaire de la Sanaga, qu'il baptisa rio dos CamaroKs. Les Européens attendirent cependant le XVIIesiècle pour créer sur la côte camerounaise des comptoirs commerciaux, d'où étaient exportés vers l'Europe et le Nouveau Monde ivoire, bois précieux et esclaves. Les Doualas étaient alors bien établis sur le littoral. Au nord, les Foulbés, pasteurs peuls, constituèrent à cette époque des chefferies indépendantes, après avoir refoulé les Kirdis et les Massas de la plaine du Diamaré, entre Logone et Bénoué. Lorsque Ousman dan Fodio, réformateur musulman et fondateur de l'empire du Sokoto, conquit le nord de l'actuel Nigeria, il envoya Adama, l'un de ses guerriers, islamiser les plateaux du Sud qui prirent le nom d'Adamaoua. Leur capitale, Yola, se trouvait sur la Bénoué quand le lamido Adama mourut en 1847. Le royaume bamoun, dont la capitale se situait à Foumban, dut lutter contre l'expansion peule. Le seizième roi, Njoya, intronisé en 1895, est resté célèbre pour l'alphabet composé d'idéogrammes qu'il créa et pour la carte du pays qu'il avait fait établir. Converti à l'islam, il fut détrôné en 1923.

Une triple colonisation
À partir de 1827, les Britanniques explorèrent la côte camerounaise et le Biafra. Commerçants et missionnaires britanniques s'y établirent après 1845. Ils furent concurrencés, dans les années 1860, par les Allemands, dont le compatriote Gustav Nachtigal avait mené l'exploration de l'intérieur des terres. En 1884, Nachtigal, prenant de vitesse les Britanniques mais aussi les Français, signa avec les chefs doualas une série de traités de protection. L'autorité allemande sur la région fut consacrée au congrès de Berlin, l'année suivante. Les difficultés de transport et la résistance des populations freinèrent l'exploitation de la région par les Allemands. Cependant, ceux-ci créèrent de grandes plantations de cacao, de palmiers et d'hévéas!; ils bâtirent des routes, une voie ferrée et le port de Douala sur la côte atlantique. En 1902, l'Allemagne avait étendu son influence jusqu'au lac Tchad. En 1912, après l'incident d'Agadir, elle obtint de la France la cession d'un vaste territoire à l'est des régions qu'elle contrôlait déjà, en échange de quoi elle reconnaissait le protectorat français au Maroc.
En 1916, des forces franco-britanniques envahirent le protectorat allemand du Kamerun. En 1919, le pays, dans ses frontières antérieures à 1911, fut placé sous mandat de la Société des Nations (SDN). Celle-ci en confia les quatre cinquièmes à la France!; le reste échut à la Grande-Bretagne et fut rattaché au Nigeria. La partie britannique, située à l'ouest, fut partagée en deux zones séparées par une bande de 72km, le long de la Bénoué. Le Nord était peuplé de Bamilékés, le Sud de Peuls.
En 1945, l'ensemble des territoires camerounais passèrent sous tutelle de l'Organisation des Nations unies (ONU). Le Cameroun oriental obtint son autonomie interne en 1958, dans le cadre de la Communauté française, puis accéda à l'indépendance en 1960. Le Cameroun occidental se scinda en deux après un référendum d'autodétermination organisé en 1961. Les populations du Nord choisirent de rester nigérianes tandis que les habitants du Sud demandèrent leur rattachement au Cameroun. La même année fut formée une république fédérale du Cameroun, sous la présidence d'Ahmadou Ahidjo, Premier ministre depuis 1958.

La quête de l'unité nationale
Le nouvel État fut soumis, dès sa naissance, à d'importants mouvements centrifuges. Le Sud bamiléké et chrétien fut au cœur d'une violente agitation contre le régime dominé par le Nord musulman. En 1963, le président Ahmadou Ahidjo -un Foulbé musulman du Nord- réprima la révolte des militants de l'Union du peuple camerounais (UPC), un parti procommuniste. Trois ans plus tard, les six principaux partis camerounais fusionnèrent dans un Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), érigé en parti unique. En 1972, Ahidjo organisa un référendum qui transforma l'État fédéral en une république unie du Cameroun. Confirmé dans ses fonctions en 1975 et en 1980, le président Ahidjo démissionna pour raisons de santé en novembre 1982. Il fut remplacé par Paul Biya, son ancien Premier ministre, un chrétien du Sud. Celui-ci écarta du pouvoir les proches d'Ahidjo, lequel fut contraint à l'exil, en juillet 1983. Paul Biya, élu pour un premier mandat complet en janvier 1984 et réélu en 1988, promulgua une nouvelle Constitution, instituant un régime présidentiel fort, au sein duquel la fonction de Premier ministre était supprimée. La même année, une tentative de coup d'État était mise en échec tandis le premier plan d'ajustement voyait le jour, à la demande du Fonds monétaire international (FMI).

La démocratisation du régime
En 1990, le refus du gouvernement de légaliser un parti anglophone, le Front démocratique social (Social Democratic Front, SDF) provoqua des manifestations dans le nord-ouest du pays. Dans le même temps, la crise économique suscitait le mécontentement de tout le pays. Paul Biya dut accepter d'ouvrir le pays au multipartisme. Les premières élections pluralistes furent organisées sous la pression de la population de Douala, après une grève générale ensanglantée par le tir des militaires sur une manifestation, en avril 1991. Elles se déroulèrent, en mars 1992, dans un contexte de violence, marqué par des affrontements entre communautés au nord. L'ancien parti unique, le RDPC, obtint la victoire, en grande partie grâce à la dispersion des forces de l'opposition et au boycottage du scrutin par une quinzaine de partis. Après la réélection, contestée, de Paul Biya à la présidence du pays, l'état d'urgence fut décrété et maintenu jusqu'à la fin de l'année 1992. La formation d'un gouvernement de coalition dirigé par un Premier ministre anglophone, Simon Achidu Achu, n'est pas parvenue à juguler la violence, toujours latente. Le RDPC remporta les deuxièmes élections législatives multipartites, en mai 1997, et P. Biya a remporté en octobre de la même année l'élection présidentielle avec 92,5 p. 100 des suffrages exprimés, le scrutin ayant été boycotté par l'opposition. Divisée entre francophones et anglophones, cette dernière ne parvient pas à faire son unité. Accusé de fraude électorale, le parti au pouvoir l'est aussi de corruption, phénomène qui gangrène la société. En 1998, l'incarcération du journaliste Pius Njawe, condamné à un an de prison pour avoir fait état d'un malaise du président Biya, avait suscité une campagne internationale pour la liberté de la presse au Cameroun. En 1997, le différend sur la presqu'île de Bakassi, zone riche en pétrole à la frontière sud-ouest avec le Nigeria, a donné lieu à de graves incidents. Le président Eyadéma du Togo a été nommé médiateur par l'ONU et le dossier a également été confié à la Cour internationale de justice de La Haye. En mars 1998, la France a rééchelonné la dette du Cameroun.

Source :
Microsoft Encarta


Afrique : histoire, economie, politique

Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier