Afrique : histoire, economie, politique

1998-2001
LE PAYS EN UN CLIN D'OEIL
LE CONGO EN UN CLIN D'OEIL

Congo, république du, pays d'Afrique centrale, partageant ses frontières avec la République centrafricaine au nord, la République démocratique du Congo à l'est et au sud, l'Angola au sud-ouest (enclave de Cabinda), le Gabon à l'ouest et le Cameroun au nord-ouest. Couvrant une superficie de 342 000 km², le Congo possède une façade maritime, longue de 169 km, ouverte sur l'océan Atlantique. Sa capitale est Brazzaville.

1.PRÉSENTATION
Congo, république du, pays d'Afrique centrale, partageant ses frontières avec la République centrafricaine au nord, la République démocratique du Congo à l'est et au sud, l'Angola au sud-ouest (enclave de Cabinda), le Gabon à l'ouest et le Cameroun au nord-ouest. Couvrant une superficie de 342 000 km², le Congo possède une façade maritime, longue de 169 km, ouverte sur l'océan Atlantique. Sa capitale est Brazzaville.

2.LE PAYS ET SES RESSOURCES

Relief et hydrographie

La façade atlantique est constituée par une plaine littorale, basse et sableuse vers le Cabinda, avec des baies ombragées et des lagunes bordées de mangroves, que des cordons littoraux sableux séparent de la mer. Cette côte est rendue dangereuse, à l'embouchure du Kouilou, par une barre très forte. Les baies de Pointe-Noire et de Pointe-Indienne forment un cadre grandiose. On distingue ensuite la région escarpée et boisée du Mayombé (550 m à 800 m en moyenne), parallèle à la côte, qui donne naissance à de nombreuses rivières côtières. À l'est, la vallée fertile du Niari sépare le Mayombé de la partie méridionale des monts du Chaillu et du plateau de Koukouya qui se prolongent jusqu'au Gabon et culminent au mont Lékété (1 040 m).
Au centre, surplombant le fleuve Congo, les plateaux Batéké sont entaillés de rivières et parsemés de petits lacs. La cuvette congolaise, au nord, forme une vaste plaine (200 à 300 m d'altitude) traversée par de puissants cours d'eau qui alimentent le fleuve Congo (Oubangui, Sangha, Likouala et Alima), mais elle est mal drainée en raison de la faiblesse de la pente. De grandes zones, inondables en saison des pluies, occupent le nord-est entre la Sangha et l'Oubangui.

Climat
Le climat, équatorial ou subéquatorial, est tropical dans l'extrême Sud. Il est chaud et humide, avec une longue saison des pluies d'octobre à avril et une courte saison sèche de juillet à août. La température moyenne est de 25?°C. Les précipitations sont abondantes dans la partie septentrionale traversée par l'équateur, avec plus de 2 000 mm par an, et sur les plateaux Batéké. La vallée du Niari, au sud-ouest, ne reçoit que 1 200 mm par an.

Faune et flore
La forêt équatoriale humide, qui couvre en grande partie la cuvette congolaise, occupe près de la moitié de la superficie du pays et constitue une ressource naturelle majeure, mais seules les forêts du Chaillu sont exploitées en raison de la proximité de la voie ferrée du Gabon. Les principales essences exploitées sont l'okoumé, l'acajou, le limba, le sapelli. C'est en majorité une forêt dense dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays?; la savane arborée et les forêts-galeries s'étendent au nord et au nord-est. La faune, nombreuse et variée, comprend l'antilope, la girafe, le guépard, le crocodile, ainsi que de nombreux oiseaux et serpents.

Ressources naturelles
Le pétrole offshore constitue la ressource minérale principale et faisait du pays le quatrième producteur africain en 1982. Les autres ressources sont la potasse, l'or, le fer, le plomb, le cuivre, le zinc et le manganèse.

3.POPULATION ET SOCIÉTÉ

Démographie
La population du Congo était évaluée à 2,7 millions d'habitants en 1998, soit une très faible densité de 7,8 habitants au km². Elle est, cependant, essentiellement concentrée dans le Sud, où vivent les Bakongos. Au début des années quatre-vingt-dix, le taux de croissance annuelle de la population était estimé à 3 p. 100, la mortalité infantile s'élevant à 99 p. 1 000. L'espérance de vie était de cinquante et un ans.
La population du Congo comprend quatre groupes de langue bantoue. Le plus important (environ 45 p. 100 de la population totale) est celui des Bakongos qui vivent entre Brazzaville et le littoral. Les Batékés (20 p. 100) habitent les plateaux entre Brazzaville et la forêt. Les Mbochis (10 p. 100) peuplent la forêt, au nord du pays. Les Sanghas habitent la zone forestière du Nord entre la Sangha et l'Oubangui, où vivent également un petit nombre de Pygmées bakas.

Villes principales
Plus de la moitié de la population congolaise habite les villes, dont les principales sont Brazzaville (760 300 habitants en 1990), la capitale et le grand centre industriel du pays, Pointe-Noire (387 774 habitants en 1990), le port principal, Loubomo, ex-Dolisie (62 073 habitants) et Nkayi (40 019 habitants).

Langues et religions
Le français est la langue officielle du Congo, mais chaque Congolais parle la langue de son groupe et, en général, la langue véhiculaire (celle des commerçants) de sa région. Le lingala est ainsi parlé dans le Nord et à l'est, tout le long des cours d'eau?; le monokutuba est parlé dans le Sud.
Le Congo est le pays du syncrétisme en matière religieuse. Si plus de la moitié de la population se réfère au christianisme - catholicisme (50 p. 100 de la population totale) et au protestantisme (20 p. 100) - les sectes syncrétiques sont les plus répandues. La plus connue, le kimbanguisme, a été le vecteur de la contestation de l'ordre colonial. L'animisme et les religions traditionnelles n'en sont pas moins pratiquées dans le Nord. L'islam est présent dans les régions de savane et dans les grands centres urbains.

Éducation et culture
L'école est gratuite et obligatoire au Congo pour les élèves âgés de 6 à 16 ans. En 1995, trois Congolais sur quatre savaient lire et écrire. L'université Marien-Ngouabi, fondée en 1961, est située à Brazzaville. Elle accueille une dizaine de milliers d'étudiants.
L'art congolais, très riche, était connu dès l'époque des premiers comptoirs européens. L'ivoire était sculpté en forme de sceptres, de trompes et de statuettes dans le royaume du Loango. Les masques congolais ont inspiré les créateurs de l'art moderne en Europe. Les statuettes bakongo, transpercées de clous ou portant un miroir sur le ventre pour renvoyer les mauvais sorts, ont orné les ateliers des peintres du début du siècle (Braque, Picasso), de même que les masques plats kweles aux motifs polychromes abstraits.
En 1988 et 1995, les décès de Sylvain Bemba (1934-1988) et de Sony Labou Tansi, connus pour leur critique de l'époque coloniale et des régimes qui lui ont succédé, ont fait perdre au pays ses deux plus grands écrivains.

Institutions et vie politique
Dirigé par des militaires depuis 1968, selon une orientation marxiste, le Congo a renoué avec le multipartisme, en 1990. Une nouvelle Constitution, promulguée en 1991, a institué un régime semi-présidentiel, pluraliste, avec un président élu au suffrage direct et un parlement bicaméral. Les principaux partis politiques sont l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) de Pascal Lissouba et le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI), principal parti de l'opposition mené par Bernard Kolelas.

4.ÉCONOMIE

Malgré les richesses pétrolières (offshore) et l'importance des installations portuaires du pays, qui permettent le désenclavement de la République centrafricaine, du Tchad et du Gabon, l'économie du Congo, après des années d'étatisation et une guerre civile, est en grande partie à reconstruire. En 1994, le Congo a accepté de mettre en œuvre un plan d'ajustement structurel, appuyé par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Cependant, le maintien de l'insécurité et la dévaluation de 50 p. 100 du franc CFA ont contribué à la baisse, cette même année, du produit intérieur brut (PIB). Celui-ci est passé de 3 milliards de dollars en 1993 à 1,78 milliard en 1995, le PIB par habitant tombant de 1 230 dollars à 680 dollars. La dette extérieure brute dépassait, en 1993, 6 milliards de dollars.
Début 1995, l'annonce de nouvelles mesures d'austérité, touchant en premier lieu la fonction publique, déclenchait des grèves de fonctionnaires. Estimant que la politique d'ajustement structurel n'avait pas donné de résultats satisfaisants, le FMI et la Banque mondiale refusaient cependant de renouveler leur programme d'aide. La désorganistaion du pays s'est accentuée en raison de la guerre civile qui a de nouveau ensanglanté le pays en 1998.

Agriculture
Occupant 34 p. 100 de la population active, l'agriculture contribue seulement pour 13 p. 100 au PIB. Elle est essentiellement fondée sur les cultures de subsistance : manioc (60 p. 100 des terres cultivées), patate douce, igname, maïs, banane, riz et arachide. Les cultures d'exportation concernent le palmier à huile dans la cuvette congolaise, la canne à sucre, l'arachide et le tabac sur les plateaux Batékés, le café, le cacao et la banane. L'agriculture commerciale la plus prospère se trouve dans la vallée fertile du Niari (canne à sucre, riz, arachide). Les produits forestiers (bois brut ou transformé, cacao, café, palmier à huile, produits en zone forestière) constituent une partie des exportations.

Mines et industries
Les gisements de pétrole se situent au large du littoral et le pétrole brut représente traditionnellement 90 p. 100 des exportations annuelles du pays (9,46 millions de t en 1994). De nouvelles découvertes ont été faites, notamment au large de Pointe-Noire, et pourraient permettre une production supérieure à 15 millions de t. Le Congo exploite aussi le gaz naturel, le plomb, le cuivre et l'or.
L'industrie, très protégée, est surtout orientée vers la production de biens de consommation. Les usines transforment les produits agricoles (huileries, tabac) et les produits forestiers (scieries et usines de déroulage pour le contreplaqué, traitement du bois). Le Congo fabrique également des produits textiles, du ciment, des chaussures et du savon. Une raffinerie de pétrole fonctionne à Pointe-noire.

Échanges
L'économie informelle couvrirait plus des trois quarts des échanges commerciaux, échappant ainsi aux taxes et à l'impôt.
En 1996, les importations s'élevaient à 707 millions de dollars et les exportations à 1 435 millions de dollars. Les grands partenaires commerciaux du Congo sont les pays voisins, membres comme lui de la zone de libre-échange de l'Afrique centrale : le Cameroun, la République centrafricaine et le Gabon. Le pays a également des liens économiques privilégiés avec la France et les États-Unis.
Le fleuve Congoet ses affluents fournissent un réseau de communications important et constituent un ensemble commercial intégrant les populations locales. Le chemin de fer Congo-Océan (510 km) relie Brazzaville à Pointe-Noire?; un embranchement de 286 km relie cette ligne à la ville gabonaise de Moanda et permet l'évacuation des minerais de cette région enclavée du Gabon. Le réseau routier de la région méridionale est le plus dense, mais peu de routes sont revêtues. Brazzaville et Pointe-Noire possèdent des aéroports internationaux.
La monnaie du pays est le franc CFA (100 francs CFA?=?1 franc français).

5.HISTOIRE

La région a livré des vestiges du Paléolithique récent remontant à 7 000 ans avant notre ère. Des peuples en voie de sédentarisation, dont nous savons peu de choses sinon qu'ils ont commencé à pratiquer la métallurgie du fer, s'établissent ensuite dans le pays. Les Pygmées semblent être apparus plus tard. Les Bantous, venus d'horizons différents, s'installent au début de notre ère et donnent naissance aux peuples et aux cultures de la région : Kota, Batékés, Bakongos, Mbochis. Les derniers arrivés, les Makas, n'atteignent le nord-est, dans la région d'Ouesso, qu'au XXe siècle.
Lorsque le navigateur portugais Diogo Cam atteint l'embouchure du fleuve Congo en 1482, il découvre deux grands royaumes. Le royaume du Loango, couvrant les zones au nord et à l'est du fleuve, est vassal du royaume du Kongo, qui contrôle les terres situées près de l'embouchure du fleuve jusqu'à la rivière Cuanza au sud. Après un demi-siècle de rapports égalitaires entre Lisbonne et Mbanza-Kongo, la capitale du royaume, la pression des Portugais expatriés à São Tomé et l'intensification de la traite des Noirs attisent les conflits dans les provinces, aboutissent à la destruction du royaume de Kongo et affaiblissent considérablement le royaume du Loango. La chute du royaume, la traite, les guerres et l'action des missionnaires troublent les populations qui suivent des mouvements messianiques syncrétiques. Le plus remarquable, celui des Antoniens, est dominé par la figure de Kimpa Vita, appelée également Dona Beatrice. Prêtresse traditionnelle ayant eu une vision de saint Antoine de Padoue, elle se présente comme la restauratrice du royaume, mais elle est capturée par les missionnaires capucins et brûlée vive par l'Inquisition (1706).

Colonisation française
Le Français Pierre Savorgnan de Brazza explore le pays en 1879-1880 et devance Stanley dans la région. Il signe des traités avec le makoko (roi), souverain et chef religieux des Batékés, et place le territoire sous protectorat français. Peu après, le ma-Loango, roi du Loango, signe à son tour un traité avec le lieutenant Cordier. Les limites du territoire sont négociées avec les autres puissances européennes lors du congrès de Berlin, en 1885, qui décide du sort de l'Afrique.
En 1903, la région prend le nom de Moyen-Congo et devient une colonie intégrée au sein de l'Afrique-Équatoriale française en 1910. La colonisation française est marquée, en 1890, par l'implantation de compagnies concessionnaires possédant d'immenses superficies et exploitant les richesses naturelles sans investir ni préparer l'avenir économique et social du territoire. Le travail forcé et le portage administratif, les conditions de travail inhumaines déciment les populations (peut-être 300 000 morts entre 1890 et 1910). Divers scandales, comme le coût humain de la construction du chemin de fer Congo-Océan (Brazzaville-Pointe-Noire) entraînent de vigoureuses protestations, dont celle de l'écrivain André Gide dans Voyage au Congo et les reportages d'Albert Londres, qui obligent les autorités françaises à retirer aux compagnies les concessions qu'elles détiennent, du moins la plus grande partie. Comme à l'époque de la domination portugaise, la population réagit en suivant les mouvements syncrétiques politico-religieux du kakisme et du kibanguisme qui naissent, à partir des années vingt, en réaction à ces excès de l'époque coloniale.

Brazzaville, symbole de la décolonisation
Durant la Seconde Guerre mondiale, Brazzaville, ville principale de la colonie, capitale de l'A-ÉF, devient la capitale de la France libre. Dès 1940, les gaullistes enlèvent le haut-commissariat de Brazzaville aux vichystes. C'est à Brazzaville qu'en janvier 1944 le général de Gaulle réunit les représentants des territoires de l'Empire colonial français et jette les bases de l'Union française. Dans cette ville, encore, il prononce, en 1946 et 1958, les discours qui annoncent la décolonisation. Brazzaville devient ainsi un symbole de l'Afrique indépendante.
À la suite du référendum du 28 septembre 1958, le Moyen-Congo accède à l'indépendance le 15 août 1960 sous la dénomination de république du Congo. Son premier président, l'abbé Fulbert Youlou, est renversé trois ans plus tard au cours d'une révolution populaire en août 1963, qui porte au pouvoir Alphonse Massemba-Débat, l'ancien président de l'Assemblée nationale. Les difficultés économiques et le contexte politique régional - la guerre du Congo-Kinshasa devenu le Zaïre - accentuent l'instabilité politique. Le pays se rapproche de la Chine communiste. En 1968, Massemba-Débat est renversé par le capitaine Raoul. Ce dernier est lui-même renversé en janvier 1969 par le commandant Marien N'Gouabi qui imprime au Congo une orientation marxiste. En janvier 1970, le pays devient la République populaire du Congo. N'Gouabi est assassiné le 18 mars 1977 et remplacé par le colonel Yhombi-Opango. Des liens politiques et économiques étroits sont maintenus entre la France et le Congo. Celui-ci se garde bien, ainsi, d'africaniser le nom de sa capitale contrairement aux autres capitales africaines.
En 1979, le colonel Denis Sassou-Nguesso succède à Yhombi-Opango et signe un traité de coopération et d'amitié avec l'URSS (1981). Réélu président en 1984, puis en 1989, Sassou-Nguesso doit faire face à une opposition grandissante, alimentée par la dégradation économique (baisse du prix du pétrole et endettement).

Une difficile démocratisation
À l'issue de la conférence nationale de 1991, une nouvelle Constitution abolit les références marxistes et institue une démocratie pluraliste. Pascal Lissouba remporte l'élection présidentielle d'août 1992 avec 61,32 p. 100 des voix. Après avoir été élu, Lissouba est accusé de régionalisme et de dérive autoritaire par son adversaire Sassou-Nguesso. Le pays renoue avec l'instabilité politique : dissolution du Parlement en 1992, remplacement du Premier ministre Claude-Antoine Da Costa par le général Yhombi-Opango.
De juillet 1993 à 1994, Brazzaville est le théâtre d'une guerre civile opposant partisans du président Lissouba, partisans de l'ancien président Sassou-Nguesso et partisans de Bernard Kolélas, dirigeant du principal mouvement d'opposition et maire de Brazzaville. Le conflit, qui aurait provoqué la mort de deux mille personnes et entraîné le déplacement à l'intérieur du pays de cent mille personnes, ne s'apaise qu'avec l'entrée de quatre membres de l'opposition au gouvernement, en 1995. Cependant, l'État ne parvient pas à contrôler les milices partisanes armées, recrutant parmi les jeunes Congolais touchés par le chômage et encadrées par des militaires. La guerre civile reprend de plus belle en juin 1997, alors qu'une élection présidentielle doit avoir lieu en juillet. Le 5 juin, l'armée appuyée par les «Zoulous» (la milice privée du chef de l'État) encercle la résidence de Denis Sassou-Nguesso. Celui-ci répond en s'appuyant sur sa propre milice (les «Cobras»). Durant quatre mois, de violents affrontements se déroulent dans Brazzaville, la dévastant et la vidant de ses habitants. Dans l'incapacité de l'emporter avec leurs seules forces, les belligérants font appel à des aides extérieures : Lissouba, bientôt allié de Kolélas, a recours à des pilotes d'hélicoptères Mi-24 des anciens pays de l'Est?; Sassou-Nguesso fait, quant à lui, appel aux forces du président angolais Dos Santos dont il a toujours été proche politiquement. Ces dernières, qui interviennent en masse en profitent pour prendre à revers leurs adversaires de l'UNITA alliés traditionnels des Congolais de Kinshasa. Le 16 octobre 1997, Sassou-Nguesso, victorieux, déclare la fin de la guerre (dont le bilan serait de 4 000 à 10 000 morts), appelle à la réconciliation des Congolais et, le 25 octobre, se proclame président après avoir formé un gouvernement d'union nationale dont l'éventail se révèle vite bien étroit. Ce dernier a pour mission de déterminer la durée et les modalités de la période de transition précédant la tenue d'élections générales. En 1999, les combats reprennent entre armée et «Ninjas». La guerre civile laisse des traces indélébiles et divise profondément le pays : le Nord restant proche de Sassou-Nguesso, le Centre-Ouest rattaché à Lissouba (en exil), et la région du Pool (Brazzaville) à Kolelas (en exil). Le Congo devient une zone où les miliciens non payés font régner l'insécurité. En demandant l'aide de l'Angola, le pays s'est trouvé impliqué dans le grand conflit qui frappe la région des Grands lacs.
En décembre 1999, un accord de paix a été conclu entre toutes les factions armées du pays. Le fossé semble pourtant demeuré entre les acteurs politiques de l'intérieur et ceux dont l'exil se prolonge. Après la cessation de la guerre, le gouvernement congolais devra désormais se consacrer à la reconstruction et à la réhabilitation des infrastructures détruites.

Source :
Microsoft Encarta


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Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier