
- LES DANGERS DE L'AIDE A OUTRANCE
- "L'AFRIQUE N'EST PAS L'EUROPE"
Ce sujet étant très controversé, je vous propose de retrouver en fin de sujet des réactions récoltées sur un forum de discussion consacré à l'Afrique....
Suicide démographique et alimentaire :
Baisse de la mortalité, accélération
démographique incontrôlable et extrême jeunesse de la
population, voilà constitué la véritable équation
démographique africaine ; la surpopulation a des conséquences
tragiques car l'Afrique n'est pas en mesure de produire assez de nourriture,
de construire des logements, des écoles, des hôpitaux, de
créer un nombre suffisant d'emplois en rapport avec cette masse
humaine.
L'agriculture vivrières ne
peut suivre la croissance de 3% de la population, car la sienne varie de
1 à 1.5% dans le meilleur des cas : de nos jours, cent cinquante
millions d'africains survivent grâce à l'aide alimentaire
mondial.
La pression démographique
est la cause de désastre écologique : désertification,
déforestation …
Catastrophe agricole : la part de
l'ensemble de l'Afrique dans le total mondial des exportations agricoles
était de 7,2 pour cent en 1970 ; en 1993, ce chiffre est passé
sous la barre des 3%.
En 1970, dix ans après les
indépendances, l'Afrique commençait à avoir besoin
de l'aide internationale à hauteur de 5% ; depuis 1992 50% du total
de l'aide alimentaire mondiale est attribuée à l'Afrique.
Pour exemple, en 1994, le Pam a nourri un peu plus de deux millions de
personnes en Angola en leur distribueront 200 000 tonnes d'aide alimentaire.
Il est intéressant de comparer ce qui s'est passé en Asie et en Afrique : dans les années 1950-1960, l'Asie était le continent des famines alors que l'Afrique coloniale mangeait à sa faim ; de nos jours, la situation s'est inversée. L'Afrique est une fourmilière au repos, l'Asie une fourmilière au travail : en résumé, ce sont donc les africains qu'il faut blâmer. Ils sont responsables de cette situation. Là ou les asiatiques ont aménagé les sols, les africains n'ont à aucun moment eu recours à l'innovation, préférant sans remettre, au nom d'une prétendue culpabilité coloniale et du postulat tiers-mondiste du pillage colonial, à l'obligation morale d'aide que le nord s'était laissé imposer. Voici les ingrédients qui, depuis trente années, entre dans la composition de la crise africaine : exigences de réparation, incessants reproches au nom du passé, fatalisme, mises en accusation des pays industrialisés et refus de toute autocritique.
Catastrophe économique :
En 1993, le continent africain détenait
1% du PNB de la planète avec un peu plus de 10 pour cent de sa population.
Le PIB par habitant a amorcé
une chute vertigineuse depuis 1980 pour descendre en 1991 en dessous des
500 dollars par habitant.
La dette à long terme de l'Afrique a été multipliée par 20 depuis 1970 : baisse du pouvoir d'achat qui a été évalué à 40% depuis 1980. La dette extérieure de l'Afrique est supérieur à son PNB : la dette des pays africains est plus de trois fois supérieur à leurs exportations annuelles.
La perte de parts sur le marché
mondial a des conséquences dramatiques car pour compenser des pertes
qui s'additionnent, les pays africains sont conduits à augmenter
le volume des exportations agricoles, ce qui, automatiquement, provoque
la baisse périodique des cours, notamment pour le cacao et le café
: la spirale est infernale et sans issue.
Même les pays qui ont la faveur
des donateurs internationaux (exemple le Sénégal) voient
le revenu moyen de leurs habitants baissés : pour le Sénégal,
entre 1961 et 1994, le revenu moyen des paysans a baissé dans une
proportion dépassant 50%. Pour les salariés, la baisse du
pouvoir d'achat a atteint 30 à 40% entre 1980 et 1992.
L'Afrique n'intéresse pas les investisseurs car ils ne croient plus en son avenir : la vérité des chiffres est parlante car, en 1992 ou 1993, alors que Singapour attirait 4 milliards de dollars d'investissements étrangers, l'ensemble du continent africain en totalisait que 3. Dans le total mondial des investissements étrangers, la part de l'Afrique est de 2%.
Le naufrage commercial :
L'Afrique ne cesse de perdre des
marchés internationaux, pétroles excepté : la part
du continent sur le marché mondial est passé de 8,5 pour
cent en 1970 à 4,4% en 1987 et à moins de 3 pour cent en
1993.
Pour les produits constituant l'essentiel
des exportations africaines : le cacao, le café, le coton, le bois,
le sucre et le cuivre : la part de l'Afrique de 1987 à 1993 a baissé
dans les proportions variant de 22 à 38%.
Dans le domaine des minéraux,
des minerais et des métaux, l'Afrique qui détenait 11% des
parts en exportations mondiales en 1966 n'ont totalisé plus que
6% en 1986.
Il en est de même pour l'huile
de palme et l’arachide : l'Afrique qui en 1960 était largement exportatrices
d'huile de palme est en train de devenir importatrice net. En vingt-cinq
ans, la part de l'Afrique dans le commerce mondial des oléagineux
est passé de 73 à 27%.
Les exportations africaines ont
diminué en volume après 1970 : comme la population a continué
à croître, chaque africain exporte en 1985 entre à
peu près la moitié de ce qu’il exportait en 1970. Plus de
quarante pays africains n'ont pas d'existence commerciale et ne vivent
que de la charité internationale. L'Afrique est donc sortie du commerce
mondial.
L'aide est inutile et néfaste :
En 1991, chaque africain recevait
en moyenne 40 dollars pour 10 dollars au sud-américain et 5 dollars
aux asiatiques.40% de l'ensemble mondial de l'aide publique au développement
est de nos jours destinés à l'Afrique contre 10 pour cent
pour l'Amérique latine et 12 pour cent pour l'Asie de l'est.
En Afrique, l'aide a connu une augmentation
continuelle à la mesure des échecs de la politique de développement
(l'inverse s’est produit pour l'Asie).
En 1960, économiquement, le
poids du Ghana et de la Corée était identique : PNB = 230
dollars américains. En 1992, celui du Ghana n'avait guère
bougé (345 dollars américains) alors que celui de la Corée
avaient bondi à cinq mille deux cents dollars américains.
L'Afrique n'a donc pas profité
de l'aide internationale. « L'argent disponible dans les années
1970 a été dépensé n'importe comment »
(Axelle Kabou, sociologue camerounaise). « Nous distribuons de l'argent
à des pays dont les gouvernements font échouer les tentatives
de croissance économique » (sénateur Mac Connell, 1995).
Les effets de l'aide alimentaire sont dévastateurs et traumatisants
: ils permettent à des gouvernements incompétents de se maintenir
au pouvoir, ils provoquent l'exode rural, ils introduisent de nouvelles
habitudes alimentaires en céréales non produites localement
et qui, mathématiquement, devront être importées. Parfois,
cette aide se fait au profit d'assassins, comme dans le cas des réfugiés
rwandais vivant dans les camps du Zaïre. À cause de cette aide,
le paysan africain est découragé.
Les droits de l'homme contre l'Afrique :
L'idéologie des droits de
l'homme est individualiste et universaliste ; en Afrique, où les
cultures sont communautaires et cloisonnées, son application a amplifié
le cataclysme.
Il importe de se rendre compte de
la façon dont les occidentaux ont poussé les africains à
adopter le modèle démocratique (surtout la France).
Dépendant pour leur survie des versements faits par la France, les africains durent se soumettre au diktat démocratique. Partout des troubles éclatèrent car le tribalisme qui couve sous l’ethnisme fût exacerbée, chaque groupe voulant le pouvoir pour les siens. À la suite de la déclaration de la Baule, qui imposait aux partenaires de la France l'option démocratique, il se produisit une atomisation politique : 260 partis politiques au Zaïre, 75 partis pour le Congo, 35 pour le Bénin… Le cyclone de la Baule a favorisé l'ethnisme, soit par la naissance de partis à base ethnique, soit en provoquant la constitution d'un "donjon" tribal dans lequel s'enferment ceux qui s'accrochent au pouvoir.
En Afrique précoloniale, le pouvoir traditionnel n'appartenait que rarement au plus nombreux ; bien au contraire, ceux qui le détenait constituaient généralement des minorités obéies et respectées par des majorités soumises. Le système démocratique permit au contraire aux plus nombreux d'obtenir le pouvoir ; de plus, ce système est profondément individualiste. Le système démocratique n'est donc pas adapté à l'Afrique. L'erreur aura été de croire que l'on peut transposer un système d'un continent à l'autre, en occultant totalement les réalités sur le terrain.
Pour exemple, le Rwanda : durant
cinq siècles, les Tutsi (20 pour cent de la population) ont dominé
les Hutus (80 pour cent de la population). Les colons belges et l'église
catholique ont bouleversé la donne en amenant au pouvoir les Hutus
(massacre de Tutsi s’en est suivi). L’idéologie démocratique
favorise en effet les plus nombreux ce qui a été, en Afrique,
à contresens de l’ordre naturel qui s’était établi
en plusieurs siècles.
C'est donc au nom d'une idéologie
importée que fut ruiné un édifice politique séculaire.
La France socialiste a totalement aidé les Hutus (militairement
également). Le président du Kenya Arap Moï déclarait
que la multiplicité des parties déboucherait sur le tribalisme
et donc sur le chaos : "Le multipartisme est étranger à la
tradition africaine. Si plusieurs parties existaient, ce ne serait que
des alliances de groupes ethniques qui tenteraient de contrôler tous
les rouages de l'Etat". Le résultat des dernières àlections
présidentielles au Kenya ont prouvé qu'Arap Moï voyait
juste : avec seulement 36% des suffrages, ce membre de l'ethnie kalenjin
ne l'a emporté que parce que les clivages tribaux ont été
plus forts que l'habillage démocratique de partis constitués
à l'européenne. Le principal parti d'opposition, le FORD
a en effet éclaté en plusieurs noyaux ethniques regroupant
les Luo, les Swahili, les Kikuyu et les Luhya, alors que la totalité
des votes recueillis par les tendances tribales du FORD fut de 43.5% !!
Au Togo, on sait que le président
Eyadéma doit son salut à l'armée togolaise, dont l'élite
est constituée par les membres de l'ethnie du chef de l'état,
les Kabyé.
Le président ougandais Museveni
pense que " le multipartisme est un concept occidental. On ne doit pas
copier tout ce qui vient de l'Occident et le transplanter ici. Nous devons
développer notre propre modèle qui convient à notre
culture".
Le roi Hassan II du Maroc déclare
lui aussi : " Le plus grand danger de l'Afrique c'est qu'on a voulu lui
faire prendre des modèles parlementaires européens, et je
ne tiens pas du tout à ce que le Maroc tombe dan ce danger. Il a
2000 ans d'histoire, il a ses traditions, son passé et ses expériences".
La seule liberté qui reste à l'Afrique est un choix entre sombrer dans l'ordre imposé par la contrainte du parti unique ou dans le désordre et l'anarchie du multipartisme.
5 ans après la Baule, 7 chefs
d'état ont perdu le pouvoir : Hissène Habré au Tchad,
Moussa Traorè au Mali, Sassou-Nguesso au Congo, Didier Ratsiraka
à Madagascar...quant aux présidents du Rwanda et du Burundi,
c'est la vie qu'ils ont perdu. Même le Sénégal connait
une situation difficile en Casamance : les rebelles veulent créer
un état Diola qui engloberait la Casamance, la Gambie et la Guinée-Bissau.
Au Gabon, Omar Bongo a restauré
son pouvoir mais la démocratisation, si elle devait y être
effectivement appliquée, favoriserait la future guerre tribale que
ne manqueraient pas de se livrer les Myenné, les Fang et les Batéké.
Conclusion : pour ces africanistes.
il faut passer de la coopération (qui n'a pas fonctionné
: modèle démocratique, aide à outrance) à la
décoopération afin de responsabiliser les africains. Il faut
laisser les équilibres naturels se recréer : cela sera certes
sanglant mais il s'agit d'une crise de croissance inévitable.
Que serions nous si aujourd'hui,
au nom des droits de l'homme, des extra-terrestres avaient bloqué
notre histoire européenne au 10ème siècle ? ? ! !
L’AFRIQUE N’EST PAS L’EUROPE
ET LES LOIS OU LES DETERMINISMES POLITIQUES AFRICAINS REPOSENT SUR D’AUTRES
BASES QUE LES NOTRES.
Quoi d’étonnant à
ce que la démocratie, greffe étrangère et même
surréaliste, n’ait pas pris sur ce continent...
Le principal problème de
l'Afrique n'est pas économique mais culturel : les experts ont voulu
plaquer nos modèles occidentaux sur les Afriques : socialisme, tiers-mondisme,
libéralisme...tous ont lamentablement échoué. La réalité
est que nous sommes évidemment face à un problème
d'incompatibilité des cultutres.
Bernard Lugan
VOIR AUSSI LE SUJET SUR " LA PARTITION ETHNIQUE DE L'AFRIQUE".....
REACTION
Lorsque je lis des textes comme ce
que ton auteur a ecrit sur l'Afrique, je ne sais pas s'il faut jeter le
tout a la poubelle ou s'il faut finIr la lecture. En tout cas apres avoir
commence de lire, je commence a survoler tellement le substratum de la
these de l'auteur qui fait preuve d'un pessismisme exacerbe, batti sur
un parternalisme notoire.
Si on remplacait l'Afrique par l'Europe,
quel aurait ete la suite de la discussion? Avant d'aborder la question
de repartir l'Afrique sur des bases tribales, il serait mieux de rectifier
l'image que ce monsieur dresse de l'Afrique.
Voici les donnees recentes:
L'Afrique noire avec l'Afrique du
Sud, sont devenu l'a capital des exportation dans le monde avec environ
100 milliards de dollars.
La croissance des pays africains
est de 3.3% compare a la moyenne du reste du monde qui est de 2.00%.
L'Afrique possede des economies
a croissance les plus rapide du monde.
Le Botswanan a maintenu sa croissance
a 16% pendant ces 10 dernieres annees et possede une reserve de 4.3 milliard
de dollars.
Les benefices sur les investissements
se chiffrent a 29%.
L'Afrique possede 700 millions habitants
compare a l'inde qui a lui seul fait 900 millions d'habitants. QUi
est ce qui est le plus peuple? Le pays de l'Inde ou le continent Africain.
L'Afrique est le deuxieme plus vaste
continent avec l'Asie. L'Afrique
regorge 70% des mineraux du monde...
etc..
Maintenant, a partir de ces donnees
verifiables, rappelons que seulement 20% des pays africains sont pertubes
par les conflits tribaux et ethniques. Alors lorsqu'on sait faire une peu
de calculs, on ne redecoupe pas un continent parce que 20% des pays ont
des troubles.
Le sujets ne devait meme pas etre
aborde. L'Auteur est un cancre!
Il faut cesser de vehiculer ce pessissisme
dont le but ultime est d'entretenir ce complexe d'inferiorite chez le noir.
Et d'ailleurs, qui veindrait decouper l'Afrique , l'Europe ou les Americains.
L'orsque ces personnes veindraient
poser les bornes pour redecouper les forets, nous serons là pour
les attendre.
Les thèses méprisantes
et afropessimistes de cet auteur, semblent être un
effort désespéré
d'un personne torturée par le poids du passé qu'il
ne
veut pas assumer. Il part donc de
faits vérifiables qu'il interprête de
manière partiale et parfois
malhonnête. Voyons:
1° La démocratie est une
invention occidentale? Faux. Car la meilleure
expression de celle-ci dans les
sociétés traditionnelles africaines est la
palabre,large débat sur n'importe
quel sujet au sein de la communauté dont
l'autorité suprême
est détenue par le conseil des sages et non par le chef.
2° L' Afrique précoloniale
ne connait pas de grands ensembles? Faux. Car
cette personne semble ignorer tout
du passé de l'Afrique; il devrait lire
les publications de l'Unesco dans
lesquelles il découvrira peut être les
empires du Ghana, du Mali, du Congo,
du Zimbabwe, les royaumes Sokoto, le
Benin(détruit par les Anglais
à la fin du siècle dernier)...etc...etc...et
confirmera la responsabilité
majeure de l'occident dans la situation de
l'Afrique contemporaine.
3° Les guerres en Afrique sont
le fait des Africains. Faux. Elles sont
toutes organisées et financées
par les multinationales occidentales pour
mettre la main par fantoche interposé
sur les richesses de l'Afrique; elles
sont ensuite conduites par divers
corps expéditionnaires occidentaux depuis
les instructeurs jusqu'aux "afreux
" assoiffés de sang qui maintiennet à la
tête des états africains
des pantins à la solde de l'occident, véritables
corps étrangers dans le flanc
des populations africaines.
Ces exemples ne renforcent pas la
position morale de l'occident en Afrique
et votre auteur joue à l'apprenti
sorcier en suggérant un redécoupage de
l'Afrique ( naturellement par l'occident)
en micro-états à viabilité
douteuse à une époque
oû l'Europe tente de s'unir pour former une entité
imposante! !
Cette doctrine est connue : diviser
pour régner. Nous pensons que ce livre,
comme fut celui d'Axelle Kabou ne
convaincra que les déjà convaincus de
la soumission éternelle de
l'Afrique aux diktats de l'occident .
Contrefaçon de l'histoire
et de l'évolution naturelle des civilisations ?
il y a des points qui rejoignent
ce
que j'ai déjà écrit
sur le fait qu'il serait illusoire
de transposer in texto la démocratie
du nord en
afrique.Cependant je ne partage
pas certaines vues de
l'auteur: les situations actuelles
ne sont que les
conséquences directes de
la colonisation,les
ex.colons ont quitté tout
en structurant une nouvelle
forme de colonisation à distance
plus coriace encore.
Si lui ne voit que le bon côté
de la
colonisation,il y a aussi des auteurs
plus
réalistes,qui parlent des
génocides non connues contre
les populations autochtones,le rôle
nuisible des
colons dans les guerres tribales
en opposant les uns
contre d'autres éthnies (divisé
pour régner),les
tortures...
Colonisation philantropique...oum!!comment
l'auteur ne peut que
jeter des fleurs à un système
qui avait été à la base
du plus grand fléau de tout
le temps à savoir la
traite des Noirs? Aussi quand il
parle des populations
nourris en Afrique par ceux-là
même qui sont les
concepteurs de guerres là-bas,perplexe!!!
Ce Mr n' est qu'un pûr
nostalgique de l'ancien
système colonial,bien que
la plupart de son analyse sur
l'Afrique des leaders corrompus
est véridique,il
fausse ces écrits en parlant
de prétendu pillage
colonial (sic!),qu'il sache que
l'Europe coloniale
s'est construite largement grâce
au pillage sans borne
du continent,bon week-end!
A mon avis, le livre de Bernard Lugan
est une malhonnetete intellectuelle. Si
la colonisation etait quelque chose
de benefique pour
les colonises, on n'observerait
pas en Europe meme ce
qu'on observe dans les Balkans.
(Bosnie,
Ex-Yougoslavie, Kossovo...) qui
sont tous d'anciens
territoires coloniaux de l'ex-empire
Ottoman ou
plusieurs 'puissances' se sont affrontes...Si
la
colonisation etait si benefique
que Bernard Lugan le
pretend, l'Irlande du Nord et du
Sud (qui etaient sous
la tutelle coloniale Britannique,
jusque dans les
annees 1919-1920) seraient des contrees
plus prosperes
memes, que l'Allemagne, la France
et la GB. Si partout
dans le monde et meme en Europe,
la colonisation
appauvrit le 'colonise', je ne vois
pas comment cette
simple 'verite' ne serait plus du
tout vraie dans le
cas de l'Afrique ?
Le livre de Bernard Lugan
ressemble a une imposture, pour
tenter de justifier a
posteriori la re-colonisation de
l'Afrique qui est
en-cours, par l'intermediaire des
regimes de gerance
que certains pays europeens soutiennent
(et
maintiennent) en Afrique, envers
et contre la volonte
des peuples Africains. En effet,
avec des 'gerants' au
pouvoir, plus besoin 'd'Administration
coloniale
directe', pour continuer d'exploiter
et gaspiller les
ressoures minieres et agricoles
de l'Afrique, qui ne
profitent guere aux Africains !
Les 'gerants' que sont
les chefs d'Etats dictatoriaux Africains,
font le
travail pour l'ex-puissance coloniale.
C'est ce shema
neo-colonial actuel que Bernard
Lugan tente
certainement de justifier...
Le livre du Professeur du MIT Noam
Chomsky intitule dans sa
version francaise '' L'am 501-la
Conquete continue ''
apporte une contre-argumentation
solide et bien
documentee, a 'l'imposture' de Bernard
Lugan.
Notamment, en ce qui se rapporte
a l'analyse des
'pretendus bienfaits de la colonisation
pour les
peuples colonises' ...
La situation dramatique de l'autosuffisance
alimentaire n'est pas imputable aux seuls Africains.il est vrai que l'incompetence
de nos gouvernants,ensuite les guerres civiles et les deplacements des
populations ont cree beaucoup d'instabilite au niveau des campagnes africaines.Mais
deja,a l'epoque coloniale l'une des tares de la colonisation est d'avoir
favorise les cultures commerciales (cacao,cafe,coton) au detriment des
cultures vivrieres,parce que l'occident avait besoin de ces produits.La
neocolonisation surtout francaise possede jusqu'a present un droit de regard
sur l'alternance politique dans ce qu'elle considere comme son pre carre.On
prefere maintenir au pouvoir un idiot,un tare pour ne pas perdre ses interets
plutot qu'un autre avec des plans de developpement et des idees de justice
sociale.Quant a l'aide au developpement des pays occidentaux,nous pouvons
nous en passer sans problemes, car elle profite d'abord aux pays occidentaux
eux memes: envoi de leurs cadres au travail, les materiaux fabriques par
leurs compagnies sont ecoules,le transport des cadres,les avions et bateaux
affretes sont calcules dans l'aide.Une partie des biens est detournee par
le pouvoir en place complice des occidentaux.Bref l'aide en elle meme ne
profite pas (dans la plupart des cas)aux populations des pays. Je suis
tout a fait d'accord que l'aide internationale est nefaste et inutile.
Mais la ou je tique un peu, c'est concernant le PIB. En vertu de quelle
loi ethnocentrique devons nous calculer le PIB de nos pays par rapport
aux regles economiques des pays occidentaux, quant on sait que le PIB est
calcule a partir de l'economie formelle et que nos pays vivent en majorite
sur l'economie informelle qu'on arrive pas a comptabiliser.Cela me rappelle
la position hautement ethnocentrique qui consiste a dire que le fait de
ne pas avoir des textes ecrits en Afrique nous amene a la conclusion que
les Africains n'ont pas d'Histoire ni de Philosophie, tout simplement parce
que ce n'est pas fait de la meme façon que les occidentaux!Je reviens
demain pour parler du systeme democratique. Bye!

Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier