Afrique : histoire, economie, politique

1998-2001
La Guinée en un clin d'oeil
LA GUINEE EN UN CLIN D'OEIL :

Guinée, officiellement république de Guinée, pays d'Afrique de l'Ouest, ouvert sur l'océan Atlantique, limité au nord-ouest par la Guinée-Bissau, au nord par le Sénégal, à l'est par le Mali, au sud-est par la Côte-d'Ivoire et au sud, par le Liberia et la Sierra Leone. Petit pays de 245857km2, la Guinée comprend les îles de Los, au large de Conakry, la capitale. Premier pays de l'Afrique francophone à avoir accédé, pacifiquement, à l'indépendance, en 1958, la Guinée, devenue alors République populaire révolutionnaire, subit durant plus de vingt-cinq ans la dictature d'Ahmed Sékou Touré. Après la mort de celui-ci, en 1984, les militaires conduisirent la libéralisation de l'économie puis la démocratisation du pays.
Le pays et ses ressources

Relief et hydrographie

La Guinée est constituée de quatre régions topographiquement bien distinctes. En bordure de l'océan Atlantique, une plaine côtière s'étend sur 275km et pénètre à l'intérieur des terres sur 48km. Elle est surplombée par le plateau du Fouta-Djalon, culminant à 1538m, au mont Loura. Le relief se fait ensuite plus vallonné dans la partie centrale, où le territoire guinéen s'incurve vers le sud!; le plateau mandingue s'élève à la périphérie nord, à la frontière avec le Mali. À l'extrême sud-est s'étire la dorsale guinéenne, sur laquelle se dresse le mont Nimba, point culminant du pays (1752m d'altitude).
La Guinée donne naissance à quelques-uns des grands fleuves d'Afrique de l'Ouest. Le Bafing, un affluent du fleuve Sénégal, et la Gambie, prennent tous deux leur source sur le plateau du Fouta-Djalon et continuent leur course vers le nord au-delà des frontières. De nombreuses rivières prennent également vie dans les monts du Fouta-Djalon, d'où elles descendent vers la plaine côtière, se divisant en une quantité de défluents. Le fleuve Niger et son important affluent, le Milo, ont leur source sur les hauteurs de la dorsale guinéenne.

Climat

La Guinée se caractérise par des différences climatiques importantes, dues en majeure partie à la variété du relief. La plaine côtière connaît les précipitations les plus fortes et les températures les plus basses: Conakry, la capitale, reçoit 4267mm de pluie par an!; la moyenne des températures est de 26,7!°C. Le Fouta-Djalon connaît un climat de type plus soudanien. La moyenne annuelle des précipitations y est de 1778mm!; elle se réduit sur le plateau mandingue. La dorsale guinéenne, en revanche, est plus arrosée!; les précipitations annuelles atteignent en moyenne 2794mm. C'est également dans cette région que l'on trouve les températures les plus élevées. Il y règne un climat tropical humide, voire équatorial, caractérisé par de fortes chaleurs, des pluies abondantes, et des saisons peu marquées. Dans le reste du pays, la saison des pluies dure d'avril ou mai à octobre ou novembre. Avril est le mois le plus chaud, tandis que juillet et août sont les mois les plus humides.

Flore et faune

Une épaisse végétation de mangrove tapisse la côte et les rives des fleuves. Les cypéracées abondent sur le plateau du Fouta-Djalon, où domine une forêt claire que d'importants incendies ont dévastée. La dorsale guinéenne est le domaine de la forêt tropicale dense.
Les reptiles sont bien représentés dans la faune guinéenne, également riche d'une multitude de variétés d'oiseaux. Parmi les mammifères, citons les léopards, les hippopotames, les sangliers, les antilopes et les civettes.
Ressources naturelles
La Guinée, qui compte parmi les pays les plus pauvres du monde, est pourtant dotée d'un des potentiels économiques les plus importants d'Afrique. Elle possède plus d'un tiers des ressources mondiales connues de bauxite, des gisements de minerai de fer assez considérables, ainsi que des diamants, de l'or, du pétrole, de l'uranium, du cuivre et du manganèse, sans compter son énorme capacité hydroélectrique.

Population et société
Démographie

En 1995, la population guinéenne était estimée à 6,7millions d'habitants, soit une densité moyenne assez faible, de 25habitants au km2. On estime à 2millions le nombre de Guinéens ayant fui le pays durant la dictature de Sékou Touré, pour rejoindre la Côte-d'Ivoire, le Sénégal ou la France.
La structure démographique de la Guinée offre les mêmes caractéristiques que celles des autres pays d'Afrique noire: un fort taux de croissance (3,04p.100 au début des années 1990)!; un taux de mortalité infantile élevé (134p.1000)!; une faible longévité, avec une espérance de vie de 44,5ans!; enfin, une population jeune, avec 40p.100 de moins de 15ans.
Aux quatre zones géographiques correspondent quatre groupes de population. Le groupe numériquement le plus important est celui des peuples mandingues (Malinkés) et assimilés, tels que Kourankos ou Leles. Ils représenteraient 30 à 34p.100 de la population guinéenne. Originaires du plateau mandingue et de la région intermédiaire entre le Fouta-Djalon et la dorsale guinéenne, ils sont aujourd'hui présents dans l'ensemble du pays. Les pasteurs Peuls et Toucouleurs forment la seconde entité et constituent 29 à 30p.100 de la population totale. Ils vivent essentiellement dans la région du Fouta-Djalon. Les Soussous et peuples assimilés (17 ou 18p.100) se sont établis sur la côte. Les peuples de la forêt (17 ou 18p.100) habitent principalement les massifs du Sud-Est.

Villes principales

Plus de 70p.100 de la population guinéenne sont des ruraux. Cependant, la capitale, Conakry, exerce une grande puissance d'attraction. Plus de 1,5million de Guinéens habitent cette ville portuaire. Les autres centres urbains, Kankan, Kindia, N'Zérékoré, Kamsar et Kissidougou, connaissent eux aussi une croissance rapide.
Langues et religion
Chaque groupe ethnique a préservé sa langue et ses caractéristiques socio-culturelles. Ainsi, outre le français, demeuré langue officielle, huit langues sont parlées: le malinké, le soussou, le peul, le kissi, le basari, le loma, le koniagi et le kpelle (voir Afrique, langues d').
L'islam rassemble 85p.100 de la population!; les croyances traditionnelles demeurent prégnantes.

Éducation

Si l'enseignement est gratuit et officiellement obligatoire pour tous les enfants de 7 à 12ans, la scolarisation de la population guinéenne demeure encore très faible. Au début des années 1990, seulement 30p.100 des enfants en âge scolaire fréquentaient l'école. Moins de 2p.100 de la classe d'âge concernée poursuivaient des études dans l'enseignement supérieur (universités de Conakry et de Kankan et 21 autres institutions). Le taux d'alphabétisation de la population, en 1995, était de 36p.100.
Les faiblesses du système éducatif tiennent en partie à l'émigration des intellectuels durant les vingt-cinq dernières années.

Gouvernement et vie politique

Après que la Guinée eut accédé à l'indépendance, en octobre 1958, Ahmed Sékou Touré, qui joua un rôle essentiel dans la décolonisation de son pays, devint président de la République et secrétaire général du parti unique qu'il avait fondé en 1953, le Parti démocratique de Guinée (PDG). Son pouvoir, consacré par la Constitution de 1958, s'appuya dans les débuts du régime sur sa légitimité personnelle de «!père de l'indépendance!», puis, de plus en plus, il reposa sur un appareil répressif et idéologique dominé par les membres du PDG.
Le chef de l'État se fit également le promoteur d'une révolution socialiste perçue d'abord comme un modèle par les autres pays africains, mais qui apparut rapidement comme la justification idéologique d'une dictature totalitaire. En vertu de la Constitution, le président de la République était également chef du gouvernement et des armées, élu au suffrage universel pour sept ans. L'Assemblée nationale comptait 210membres, également élus au suffrage universel, à partir d'une liste unique de candidats membres du Parti démocratique de Guinée (PDG).
Après la mort de Sékou Touré, en 1984, un coup d'État militaire porta au pouvoir le général Lansara Conté, entouré d'un Comité militaire de redressement national (CMRN). Le PDG fut déclaré illégal, la Constitution suspendue et l'Assemblée nationale dissoute. Les militaires engagèrent la libéralisation de l'économie et, plus tard, la démocratisation du pays. En décembre 1993, le colonel Lansara Conté remportait les premières élections multipartites de Guinée. En juin 1995, après avoir été reportées à plusieurs reprises, des élections législatives donnaient la victoire au parti présidentiel, le Parti de l'unité et du progrès (PUG), résultat contesté par les vingt partis d'opposition dont les principaux sont le Rassemblement du peuple guinéen (RPG), dirigé par Alpha Condé, et le Parti du renouveau et du progrès, dirigé par Siradiou Diallo.

Économie

En dépit de considérables richesses minérales, la Guinée se situait, en 1994, au vingt-neuvième rang des pays les moins avancés, avec un produit national brut (PNB) de 3,58milliards de dollars, soit un PNB par habitant de 556dollars.
Les errements de la politique économique «!socialiste!» du régime de Sékou Touré, associés à la rupture diplomatique d'avec la France dans la première décennie suivant l'indépendance, la récession mondiale et des conditions naturelles parfois difficiles expliquent cette situation. Face à la crise, un tournant libéral fut amorcé à la fin des années 1970, qui se concrétisa après le changement de régime. Depuis 1991, le PNB n'a cessé d'augmenter, le taux de croissance ayant dépassé 4p.100 en 1993 et 1994.
Agriculture
Malgré la diversité des conditions naturelles guinéennes, l'agriculture, longtemps négligée par les planifications successives, est sous-productive. La Guinée n'est toujours pas autosuffisante, car la balance agricole reste négative. Or, l'économie repose principalement sur ce secteur: 80p.100 des Guinéens dépendent des cultures vivrières. Les plus importantes sont: le manioc, le riz, les plantains, les patates douces, l'arachide et le maïs.
Les cultures d'exportation -palmiers à huile, bananes, café, ananas et coton- ont connu une forte régression sous le régime de Sékou Touré. Les exportations agricoles représentaient 60p.100 du PNB en 1958, et moins de 4p.100 en 1980.

Mines et industries

Tardivement mis en valeur (1953), le secteur minier fut le seul à connaître une croissance significative avec l'indépendance. La production annuelle de bauxite se place au deuxième rang mondial, avec 17,04millions de tonnes en 1994. Les diamants et l'alumine constituent les autres productions minières importantes du pays. L'exploitation de l'or reste réduite (3000tonnes en 1994). L'hydroélectricité représente une importante source d'énergie (180millions de Kwh en 1992).
Le système manufacturier, en dépit de l'orientation industrielle des premiers plans sous Sékou Touré, demeure très peu développé. Il ne représentait que 2p.100 du PNB en 1985 et 10p.100 en 1994.
Échanges
L'unité monétaire est le franc guinéen (0,57franc français en 1994). Le commerce extérieur demeure déficitaire, mais le taux de couverture des importations par les exportations a progressé pour atteindre, en 1994, 83p.100. Le déficit commercial et l'endettement, toujours élevé (la dette extérieure brute se situant à 2,48milliards de dollars), témoignent de la dépendance économique du pays.
Les transports ne permettent pas la mise en valeur du territoire. La Guinée ne dispose que de 940km de voies ferrées. La ligne principale relie les villes de Conakry et de Kankan. D'autres lignes relient les ports, Conakry et Kamsar, aux carrières de bauxite. Le réseau routier couvre environ 28400km, dont 4p.100 sont asphaltés. Il y a deux aéroports, l'un à Conakry, l'autre à Kankan.

Histoire

La Guinée des grands empires

La Guinée, dans ses frontières géographiques actuelles, ne naquit qu'au tournant du siècle (1895-1911), ses limites ayant été tracées par les puissances coloniales. Cependant, l'histoire de ce territoire est ancienne, qui fut rythmée par le rayonnement et la décadence de grands empires. Les Nalous et les Bagas peuplèrent la région dès le VIIIesiècle, et furent rejoints au XIesiècle par les Jalonkés d'origine mandée. Ils précédaient les Peuls et les Mandingues, qui arrivèrent en masse entre le XVIe et le XVIIIesiècle, apportant l'islam.
De nombreux empires et royaumes, encore très présents dans la mémoire collective, se succédèrent dans la région. Le royaume mandingue, vassal de l'empire du Ghana, s'établit du haut Sénégal au haut Niger entre le IXe et le XIesiècle. Au XIIIesiècle, le légendaire Soundiata Keita forma un immense empire ayant pour capitale Niani (aujourd'hui petit village guinéen). L'empire du Mali connut son apogée au XIVesiècle, s'étendant du nord et de l'est de la Guinée à Tombouctou, avant de décliner dès le siècle suivant. Les classes gouvernantes mandingues se convertirent très tôt à l'islam. L'expansion de la religion musulmane dans toute la Guinée fut cependant due au prosélytisme du clan des Torobde, des pasteurs peuls installés dans le Fouta-Djalon. Ils instaurèrent un État théocratique sur les hauteurs du plateau au début du XVIIIesiècle. Au milieu du XIXe, la plupart de la population était convertie, à l'exception des habitants du royaume mossi, qui résistèrent et conservèrent leurs croyances traditionnelles. Dans les années 1880, le Mandingue Samory Touré, équipé d'armes modernes et à la tête d'une armée efficacement organisée, prit le contrôle de l'intérieur du pays. Il fut l'un des derniers héros de l'histoire pré-coloniale du pays.

Résistances et conquête coloniale

Dans la dernière partie du XIXesiècle, la France, employant alternativement la force et la diplomatie, s'empara non sans difficulté de la plus grande partie de l'ouest du Soudan (actuel Mali). Elle prit Tombouctou, poussa jusqu'au lac Tchad et occupa la côte guinéenne. En 1891, la Guinée fut proclamée colonie française, indépendamment du Sénégal, auquel elle était précédemment rattachée. Cependant, cette conquête ne s'opéra pas sans résistance. Samory Touré, relayé ensuite par les peuples de la forêt, mena une guerre organisée contre l'occupation française sur la côte et dans les massifs montagneux du Sud-Est, jusqu'à ce qu'il fût vaincu en 1898. L'année suivante, les régions du haut Niger furent annexées au territoire, et en 1906 la Guinée devint une partie intégrante de l'Afrique-Occidentale française (A-OF), administrée par un gouvernorat général.

La Guinée sous la colonisation française

La France imposa un système d'administration coloniale identique à celui appliqué dans les autres territoires africains de son empire colonial. Sous l'autorité d'un gouverneur général, le pays était divisé en vingt-neuf cercles, eux-mêmes dirigés par un commandant de cercle. Les chefferies traditionnelles furent souvent transformées et leurs systèmes de transmissions bouleversés. Elles constituèrent progressivement un instrument efficace de la domination coloniale française. Ce système joua un rôle important dans l'unification d'un pays artificiellement créé par les puissances coloniales au cours des conquêtes.
L'exploitation des ressources s'orienta vers la satisfaction des besoins de la métropole. Au détriment des cultures vivrières, les cultures d'exportation, monopolisées par des sociétés françaises, se multiplièrent. La monnaie et l'impôt se généralisèrent également durant cette période.
Cependant, une conscience politique anticoloniale devait peu à peu se développer, pour s'affirmer après la Seconde Guerre mondiale. En effet, Conakry devenant un port important, beaucoup de Guinéens y furent employés. Ils eurent alors la possibilité de former leurs propres syndicats, d'où émergèrent des mouvements contestataires. À la tête de la puissante Union générale des travailleurs d'Afrique noire (UGTAN), Sékou Touré, arrière-petit-fils de Samory Touré, mena une action pour obtenir davantage de représentants africains dans le gouvernement local. La Constitution française d'octobre 1946, plus libérale à l'égard des pays colonisés, permit la création de partis politiques, dont Sékou Touré devint la personnalité la plus importante. Lors du référendum de septembre 1958, la Guinée fut le seul pays de l'Afrique francophone à rejeter la proposition du général de Gaulle concernant l'intégration des colonies de l'A-OF au sein d'une Communauté française, ce qui entraîna une rupture immédiate des relations politiques et économiques avec la France.
Le 2octobre 1958, la Guinée accéda à l'indépendance. Sékou Touré, alors très populaire dans son pays comme dans tous les pays d'Afrique, en devint le président. Il prônait alors le panafricanisme, «!la décolonisation intégrale de toutes les structures du pays!» et la mise en place d'une «!société socialiste!». En fait, le régime devait se transformer en dictature.

La Guinée indépendante

Après son indépendance, le pays chercha de l'aide auprès des pays d'Europe de l'Est et de l'Union soviétique. Sékou Touré mit en place un régime de parti unique et un système socialiste strict. En 1961, la Guinée adhéra, avec le Mali et le Ghana, à l'Union des États africains, une fédération qui ne vécut que deux ans. Cible de plusieurs tentatives d'assassinat, Sékou Touré accusa la France de comploter pour renverser son régime et rompit toute relation en novembre 1965. Quant aux rapports de la Guinée avec ses voisins, Côte-d'Ivoire, Niger, Sénégal et Burkina Faso, ils restèrent orageux jusqu'en 1978. L'isolement diplomatique du pays, conjugué à une économie mal planifiée, menèrent la Guinée à la faillite et contraignirent son président à assouplir le régime. Il entreprit alors de nombreux voyages diplomatiques dans le but d'établir des relations avec d'autres pays et de trouver des investisseurs pour exploiter les richesses minérales considérables de la Guinée. En 1982, une nouvelle Constitution, renforçant les prérogatives du PDG au pouvoir, fut cependant proclamée. Après la mort de Sékou Touré, en 1984, un gouvernement d'intérim fut mis en place. Il fut bientôt renversé par le colonel Lansana Conté, qui prit la tête du Comité révolutionnaire de redressement national (CMRN) et devint président de la République. Il amnistia les prisonniers politiques, s'attacha à démanteler le système socialiste, réduisit le pouvoir de l'armée et se rapprocha de la France et de ses voisins. En 1985, le gouvernement de Conté échappa à une tentative de coup d'État. À la fin des années 1980, la Guinée s'ouvrit au capitalisme occidental en déréglementant les investissements. En décembre 1993, les premières élections pluripartites confirmèrent Lansana Conté dans ses fonctions. Cependant, les violentes émeutes qui accompagnèrent les élections révélèrent la fragilité de ce processus démocratique. Les élections législatives de juin 1995, contestées par l'opposition, ont confirmé l'hégémonie du parti présidentiel.
En 1996, une mutinerie, qui  a failli dégénérer en coup d'État, révèle la démoralisation de l'armée. La nomination comme Premier ministre de l'économiste Sydia Touré rassure les organisations financières internationales, mais n'arrive pas à entamer l'opposition des deux grandes communautés, les Peul et les Malinké, qui reprochent au président Conté de favoriser les Soussou, originaires, comme lui, du littoral. En décembre 1998, Lansana Conté est réélu avec 56 p. 100 des suffrages exprimés. Ces élections sont violemment contestées par l'opposition, et son représentant charismatique Alpha Condé (parti du Rassemblement du peuple de Guinée) est mis en résidence surveillée. Voisine de la Sierra Leone, la Guinée accueille de nombreux réfugiés de ce pays en proie à la guerre civile, et subit parfois les incursions des rebelles.
Le 12 Avril 2000, le procès d'Alpha Condé débute à Conakry.

Source :
Microsoft Encarta


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Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier