Afrique : histoire, economie, politique

1998-2001
Leaders Noirs Etats-Unis
LEADERS  POLITIQUES  NOIRS  AUX  ETATS-UNIS AVANT  MARTIN  LUTHER  KING  ET  MALCOLM  X

Frederick  Douglass (1817-1895) fut le premier grand leader national noir. Esclave, il fut envoyé comme manoeuvre à Baltimore en 1825, puis loué à un negro breaker en 1834. Après s'être enfui vers le nord en 1838 en empruntant les papiers d'un marin Noir, il arriva à New-York puis dans le Massachusetts où il prit le nom de Douglass. Dès 1841, il était devenu un membre et un orateur reconnu du Mouvement pour l'abolition de l'esclavage. En 1845, il dut quitter les Etats-Unis pour échapper à son ancien maître. Il se rendit en Grande-Bretagne puis en Irlande où il poursuivit ses activités en faveur de l'abolition de l'esclavage, entre 1845 et 1847.
De retour aux Etats-Unis, il fondait l'hebdomadaire "The North Star" à New-York, aidant des esclaves fugitifs à  gagner le Canada.
Dès 1851, il se prononça en faveur de l'accession de la communauté Noire des Etats-Unis à l'exercice d'un pouvoir tant économique que politique, dénonçant les illusions qu'engendrait le mouvement de "retour en Afrique" que certains, tel Martin Delany, prônaient alors comme solution aux difficultés de la communauté Noire aux Etats-Unis.  Il exposa un programme de protestation permanente et virile, utilisant toutes les armes, grandes et petites, violentes et non-violentes.
Après avoir oeuvré pour le recrutement de soldats Noirs pour les régiments de l'Union en 1863, Frederick Douglass intervenait auprès des présidents Lincoln puis Johnson en faveur des droits civiques et de l'enseignement pour les Noirs récemment affranchis. Il devait dénoncer jusqu' à la fin de sa vie les inégalités raciales qui se multiplièrent pendant la période de la Reconstruction.
Pendant 50 ans, de 1845 à 1895, Douglass fut universellement reconnu comme le leader des Noirs d'Amérique.
Au cours de cette période, il traça les frontières du mouvement de résistance Noir, défendant avec éclat, au long des bonnes et des mauvaises années, un programme d'intégration total et immédiat. Il fut un des premiers à prêcher la résistance passive : pour lui, le progrès passe obligatoirement par la lutte.
"L'histoire entière du progrès de la liberté humaine montre que toutes les concessions faites jusqu'ici aux nobles revendications de cette liberté sont issues d'une lutte acharnée". "Ceux qui prétendent prêcher la liberté tout en désapprouvant l'agitation sont des hommes qui veulent des récoltes sans labourer". "Cette lutte peut être morale et physique, mais ce doit être une vraie lutte. Le pouvoir ne concède rien quand on n'exige pas. Si nous entendons nous libérer de l'oppression et des injustices accumulées sur nous, il nous faut payer pour cette libération . Nous devons payer en labeur, en souffrances, en sacrifices et, si c'est nécessaire, en vies, notre vie et celles des autres".  Il mourut en  1895. ( à lire : "Narrative of the Life of Frederick Douglass" et  "An American Slave" par Frederick Douglass ).

L'année de la mort de Douglass, Booker T. Washington ( 1858-1915, fils d'esclave ), personnalité très différente, se rendit à Atlanta avec un programme de conciliation et de retraite. Il demanda aux Noirs d'abandonner trois choses : 1) l'accession au pouvoir politique. 2) l'obtention rapide des droits civiques. 3) l'amélioration de l'éducation pour les jeunes.
Il leur demandait de concentrer toute leur énergie sur l'éducation industriel et l'accumulation de biens matériels. Il créa l'institut Tuskegee qui permettait aux Afro-américains d'acquérir des bases solides afin de fonder leur propre industrie. Son but premier était d'obtenir la sympathie et la coopération des Blancs du Sud. Il fut reconnu comme étant le leader de 10 millions de Noirs à travers les Etats-Unis. ( à lire : " Up from Slavery " ).

Ce fut dans les universités Noires d'Atlanta, devenues un centre militant d'opposition, que jaillirent les semences du mouvement moderne de protestation Noire.
Dans les premières décennies du 20ème siècle, W.E.B Du Bois (1868-1963), un jeune professeur de l'Université d'Atlanta, ralliait les forces des Blancs progressistes et les troupes des Noirs militants. Du Bois, personnalité connue et influente à Atlanta pendant l'adolescence de M.L King, fut le second grand leader du mouvement de résistance des Noirs. Il proposait un programme d'agitation permanente, comprenant l'emploi de la force sous toutes ses formes : persuasion morale, propagande, et quand c'était possible, même la résistance physique. Contrairement à Booker T.Washington, il mit tout en oeuvre pour convaincre ses frères de races afin que les satisfactions matérielles passent après la lutte pour l'égalité des droits civiques. Du Bois fit passer le provincialisme des Noirs américains au plan international du panafricanisme (doctrine et mouvement tendant à regrouper spirituellement tous les Noirs du monde dans la conscience de leurs attaches africaines, et à réaliser en Afrique une unité politique). C'est lui qui incita ces derniers à renouer avec leurs origines africaines et leur fit prendre conscience de l'état d'aliénation culturelle auquel ils s'étaient plus ou moins résignés.
D'Atlanta, en Juin 1905, Du Bois lança un appel pour le premier meeting du mouvement Niagara, alors en train de se former et qui devait aboutir, par le jeu des alliances, à la fondation de la "National Association for the Advancement of  Colored People"(NAACP).
En 1919, il réclame le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Grâce à l'appui de Georges Clemenceau et de plusieurs hommes politiques Noirs, il réussit à réunir à Paris une soixantaine de délégués qui, à la suite de leurs travaux, remirent une pétition à la Société des Nations. En 1921, le nombre des participants s'étaient élevés à cent treize, dont quarante et un représentants africains.
 Dominée au début par des Blancs progressistes, la NAACP révéla aux Noirs une perspective de protestation respectable, d'actions judiciaires, de manoeuvres politiques et de propagande. Entre 1920 et 1930, des branches se formèrent dans tout le pays, y compris à Atlanta, qui devint la source du nouveau mouvement de protestation. Du Bois s'opposa à Marcus Garvey en lui reprochant son messianisme aggressif. ( à lire : "The Souls of Black Folk" ).

A la droite de presque tous les Noirs d'Amérique se situait  Marcus Garvey (1887-1940), Jamaïcain brillant et emphatique, qui organisa le plus grand mouvement nationaliste Noir et un des plus importants mouvements de masse de l'histoire et de la résistance Noire. Il fut qualifié par certains de ses biographes, de "Black Moses" (Moise  Noire). En 1910, il créa son premier journal à Kingston, capital de la Jamaïque. Puis il voyagea dans plusieurs pays d'Amérique Centrale ou il prit conscience des graves inégalités sociales et raciales existantes.
Il partit alors à Londres où il s'initia aux civilisations africaines et aux problèmes de la communauté Noire des Etats-Unis. A l'approche de la première guerre mondiale, il regagna la Jamaïque ou il fonda  "The Universal Negro Improvement Conservation Association and African Communities League", connue sous le signe de U.N.I.A. Les objectifs de l'association étaient l'établissement de liens confraternels aux niveaux politique, économique, social et culturel entre les populations Noires des Amériques, d'Afrique et d'Europe.
Après l'échec de l'implantation de l'U.N.I.A en Jamaïque, Marcus Garvey partit pour les Etats-Unis en 1916. Il devint à Harlem et dans de nombreuses villes d'Amerique du Nord, l'un des leaders de la communauté Noire et des organisations prônant le "Black Nationalism". Son cri de guerre "l'Afrique aux Africains" lui valut une grande popularité auprès des nord-américains, à la fin de la seconde guerre mondiale.
Il consolida l'UNIA dans le quartier Noir de Harlem. Le but de ce mouvement était, entre autres, de créer une vaste fraternité de tous les Noirs de la terre. Garvey, lui même Noir à la peau foncée, en appela ouvertement à la prise de conscience de ses adeptes. Il revendiqua l'apport de la civilisation aux peuples africains arriérés, et la création d'une nation réunissant tous les Noirs.
Il faut savoir que dès le début du 18ème siècle, beaucoup de Blancs philanthropes ont milité pour le rapatriement des Noirs en Afrique. En 1787 déjà, sur l'initiative de Lord Wilberforce et de son mouvement de lutte contre l'esclavage, on rapatria d'anciens esclaves anglais sur la côte Ouest de l'Afrique. C'est de là que date la fondation de Sierra Leone dont la capitale porte le nom prometteur de Freetown. Nombre de quakers (membres d'une secte religieuse protestante) américains ont parrainé la proclamation de la République Noire du Liberia. Ces deux états ont déçut les beaux espoirs que certains idéalistes avaient placés en eux.
En 1925, l'UNIA comptait plus de 700 branches aux Etats-Unis, des représentants dans une quarantaine de pays dont l'ensemble des territoires des Caraïbes, et revendiquait 6 millions de membres.
Marcus Garvey créa plusieurs compagnies maritimes dont la "Black Star Line et la Black Star Steamship Company". Malgré ses retentissants échecs dans ce domaine, qui lui valurent plusieurs procès et emprisonnements, Marcus Garvey construisit une vaste entreprise coopérative de fabriques, magasins, restaurants associée à l'UNIA, pour une clientèle issue de la communauté Noire. Ce chauvinisme Noir se devait d'avoir sa propre église séparatiste, "l'African Orthodox Church", dont la théologie divergeait de la théologie chrétienne.
Etroitement surveillé par le FBI, rejeté par les milieux d'affaires américains qui dénoncèrent l'UNIA en tant que "parti communiste affilié au gouvernement soviétique" et Garvey lui même comme "agitateur radical", ce dernier fut expulsé des Etats-Unis.
Garvey, comme Elijah Muhammad, méprisait ouvertement le grand courant militant du groupe des dirigeants Noirs. Ni les protestations, ni l'activisme, ne modifieraient de façon significative les conditions sociales d'une minorité opprimée vivant au sein d'une majorité qui la craignait et la haïssait.
Brandissant la bannière de la suprématie Noire, Garvey préconisait vers les années 1920-1925 un retour en Afrique. Bien qu'il ne soit pas parvenu à son but final, Garvey trouva des échos sans précédent dans les masses Noires, recueillant en deux ans seulement, 10 millions de dollars, plus d'argent qu'aucun autre leader noir n'avait rêvé jusqu'alors et n'a rêvé depuis. Le succès de Garvey exprimait un mécontentement si profond, si unanime, au sein du ghetto Noir, que cette irritation confinait au désespoir, à la certitude de ne jamais acquérir en Amérique une vie sociale satisfaisante.
Il mourut en 1940 dans l'oubli, la pauvreté et la solitude.( à lire : "The Poetical Works of Marcus Garvey" ).

A.D Williams, le grand-père de M.L King, prit une place de premier plan en devenant l'un des pionniers de la branche d'Atlanta de la NAACP. Williams était le chef d'un certain nombre de citoyens exaspérés, qui contraignirent la ville à bâtir une école secondaire pour les Noirs, en faisant échec à un projet d'emprunt dont les dispositions ne prévoyaient aucune installation scolaire destinée à ceux-ci.
Quand le "Georgian" d'Atlanta qualifia les protestataires Noirs de crasseux et ignorants, Williams prit la tête d' un mouvement de boycottage du journal. On a estimé qu'en un seul jour six mille Noirs environ cessèrent d' acheter ce quotidien. Le boycottage finit par provoquer la mort du "Georgian".
Le père de King continua la tradition familiale dans les années trente et quarante, en présidant le comité des citoyens d'Atlanta, qui intenta à la ville le premier procès pour obtenir l'égalité des salaires des enseignants.

Parmi ceux qui ont oeuvré pour la libération des Noirs, on peut également citer :

- William Holtzclaw ( 1870-1943 ) créa un journal pour la communauté Noire d'Alabama et une école " the Utica Normal and Industrial Institute". ( à lire : " The Black Man's Burden ").

- Walter White ( 1893-1955 ) fut journaliste et lutta pour les droits civiques des Noirs. ( à lire : " A Man Called White " ).

- Richard Wright ( 1909-1960 ) fut journaliste et écrivain ( parmi ces livres : Uncle Tom's Children en 1938 ). ( à lire également : " Black Boy " et " Native Son " ).

- Carl Holman ( 1919-1988 ) fut un activiste des droits civiques, écrivain et poète. En 1962, il travailla à la commission américaine des droits civiques ( dans l'administration de Kennedy et de Johnson ). ( à lire : " Anger and Beyond : The Negro Writer in the U.S " et " The Afternoon of a Young Poet " ).

- LeRoi Jones ( 1934-   ) fut journaliste et écrivain. Puis il habita à Harlem et devint un activiste politique. Il pronât le nationalisme culturel africain. ( à lire : " The Autobiographie of LeRoi Jones " ).

- Ralph David Abernathy ( 1926-1989 ) fut pasteur d'une grande église baptiste de Montgomery. Il contribua à mettre en place le boycott des bus de Montgomery avec Luther King. Après la mort de celui-ci, il continua le combat et fut à la tête de la " Southern Christian Leadership Conference ". ( à lire : " And the Walls Came Tumbling Down " ).

- Claude Brown ( 1937-    ) vécu à Harlem ou il organisa des guerres de gangs, ventes de drogues.... Il devint par la suite écrivain. ( à lire : " Manchild in the Promised Land " ).

A lire également :

- James Weldon Johnson " The Autobiographie of an Ex-Coloured Man "

- William Wells Brown " Clotel " et " The Escape "

- David Walker " Walker's Appeal in Four Articles "

- Alain Locke " The New Negro "

- Arna Bontemps " Drums at Dusk " et " Black Thunder "

- Gordon Parks " A Choice of Weapons "

- Maya Angelou " I Know Why the Caged Birds Sings "

- Lorene Cary " Black Ice "

- Daisy Bates " The Long Shadow of Little Rock "

MOUVEMENTS  NOIRS  AUX  ETATS-UNIS A  PARTIR  DES  ANNEES  SOIXANTE .

-  BLACK  PANTHERS : Constitué en 1966 à Oakland (faubourg de San Francisco) par Huey Newton et Bobby Seale. C' est un mouvement qui s'inspira des idées du Black Power. Ses membres voulaient dans un premier temps défendre leur ghetto contre toute attaque policière. Ils soulignaient dans leur programme que les Noirs devaient s'armer pour se défendre. Rejoints en 1967 par Eldridge Cleaver, ils s'attaquèrent au Capitole de Sacramento, vêtus de blousons de cuir et bérets noirs, armes à la main. Ils s'allièrent à des organisations blanches radicales pour transformer le système décadent, réactionnaire et raciste de l'Amérique. Ils créèrent des écoles de libération, des centres de soins et firent des distributions gratuites de vivres dans les ghettos.
Les Black Panthers deviendront l'ennemi principal de la police fédérale, leurs leaders seront arrêtés et abattus; leurs troupes seront contrôlées par les policiers qui parviendront à s'y infiltrer. ( à lire : "Soul on Ice" de Eldridge Cleaver ).

Dans les années 1970, certains musiciens joueront un rôle important dans la nouvelle prise de conscience noire :  John Coltrane, Gil Scott Heron, les Last Poets........

- BLACK  POWER : C'est en 1966 que Stokely Carmichael, président du Snick (Student Non Violent Coordinating Commitee), diffuse l'expression de Black Power. Il n'est plus possible en effet d'attendre qu'on applique les lois, ni de se contenter de la promotion de quelques Noirs au sein de la société blanche américaine. Toute la communauté noire est alors incitée à lutter pour sa propre promotion, la coopération véritable entre les races ne s'avérant possible que dans l'égalité.
Le premier objectif du Black Power est donc d'amener la communauté noire, d'une part à prendre conscience de ce qu'elle est, de ses racines, de son histoire, de sa culture, d'autre part à définir ses propres buts et à prendre la direction d'organisations spécifiques. Par des pressions économiques et politiques, les Noirs doivent contrôler les institutions là ou ils sont majoritaires (dans les ghettos des villes et dans certains comtés du Sud), ou participer au contrôle en proportion de leur force là ou ils ne sont pas majoritaires.
Cette doctrine se distingue de celle du séparatisme, prôné par les Black Muslims, qui refusent tout contact avec les Blancs et dont certains ont même demandé la création d'une nation Noire. Précurseur du Black Power, Malcolm X avait suggéré avant sa mort que les Noirs s'appuient sur la force pour réclamer leur dû. L'un des principes du Black Power est en effet d'opposer à la violence la contre-violence , mais en s'appuyant sur la légalité (notamment sur le droit constitutionnel de porter une arme).
Le SNICK de Carmichael, puis de Rap Brown se montre alors très actif.

L'action des leaders révolutionnaires se poursuit jusqu'en 1970-1971, surtout sensible dans les grandes villes et marquée par une forte tendance révolutionnaire. Sous l'influence de la Guerre du Vietnam, les mouvements Noires se déclarent solidaires des peuples du Tiers Monde, mais bientôt des divisions profondes les atteignent , notamment chez les Black Panthers en 1971. Les leaders évoluent de façon différente : Carmichael se retire en Guinée, avant de revenir aux Etats-Unis en 1973 pour prôner le retour des Noirs en Afrique. E.Cleaver se réfugie à Cuba, puis en Algérie, d'où il prône la guérilla urbaine; d'autres passent de nombreuses années en prison.

- NATION  OF  ISLAM  DE  LOUIS  FARRAKHAN : Quand meurt en 1975 Elijah Muhammad, c'est son propre fils Wallace qui tente de reprendre les rênes de la Nation of Islam. Mais c'est avec Louis Farrakhan, au début des années 80, que celle-ci  reprend sa véritable puissance. Il réussira à rassembler 40 000 personnes au Madison Square Garden en 1985.
Proffesor Griff, "rappeur Noir américain" déclare "La Nation of  Islam n'est pas comme ces sectes qui pratiquent l'Islam. Avec nous, il faut arrêter de boire, de se droguer.... C'est essentiellement une religion de discipline, et la discipline, c'est ce qu'il faut à l'homme noir en Amérique".

- FIVE  PER  CENT NATION : Elle représente un autre mouvement Islamique, davantage basé sur le culte mystique (faits solaires, mathématiques et alphabets suprêmes). Il fut crée en 1964 à New York par Clarence Jowars 13 X Smith, après son expulsion du Temple numéro 7 de Malcom X, avec comme devise: " les Noirs sont la réincarnation d'Allah à travers le soleil ".
Big Daddy Kane, "rappeur Noir américain" déclare : "Five percent signifie: islamiste rigoureux, la Nation des 5%. 85% des gens sont tenus en arrière car ils sont idiots, sourds et aveugles : on leur a volé leur nom et leur culture. Ensuite, il y a les 10% à qui on a fait croire qu'ils étaient faits pour porter des noms comme John ou Dennis. Ils ne se rendent pas compte que leurs noms sont Elijah et Kamau. Les 5% restants ont la connaissance de soi, donc la connaissance de tout dans l'existence. Si tu es un Five Percenter, alors tu sais que tu es Dieu. Dieu est le centre de l'univers, l'homme asiatique, l'Etre Suprême. La Nation of Islam place la sagesse avant le savoir. Dans la Five Percent Nation, nous croyons que nous ne pouvons pas trouver la sagesse avant d'avoir cherché le savoir".


Afrique : histoire, economie, politique

Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier