
CE QUI S'EST PASSE EN 1998
Voilà ce que l'on peut retenir "en vrac et en bref" de l'actualité 1998 :
Les demandes de secession des rebelles
ougandais ne sont pas prises au sérieux par les autorités
ougandaises mais certains politiciens ougandais demandent que l'on poursuive
les tractations visant à obtenir la paix.
Le président Museveni considère
les rebelles comme des criminels qui ne peuvent être contrés
que par la force. Le chef des rebelles Joseph Kony de "L'armée de
résistance des seigneurs" (LRA), l'un des principaux groupes rebelles,
avait déclaré qu'il "entaillerait" des partis de régions
dans le nord, nord-est et est afin de constituer sa république.
Les dernières demandes des rebelles avaient été écrites
sur lettres et envoyées au ministre du nord Alphonse Owiny Dollo.
Ce groupe de rebelles nie sa participation
dans l'enlèvement de 40 jeunes filles qui a eu lieu au nord du pays.
Les membres du LRA accusent l'organisation
UNICEF de fournir des armes à l'armée de libération
du sud Soudan (SPLA) : le SPLA combat le gouvernement musulman du nord
Soudan.
De son côté, le gouvernement
ougandais a accusé le gouvernement soudanais de soutanir les rebelles
du LRA tandis que Khartoum de son côté accuse l'Ouganda de
soutenir le SPLA.
Des opérations régulières
sont menées par l'armée contre les rebelles dans le nord
du pays.
Lors de sa visite africaine, le président Clinton a félicité l'Ouganda pour ses progrès. Clinton voit en Museveni un modèle, tout comme Meles Zenawi en Ethiopie ou Oumar Konare au Mali. Les raisons de ces félicitations sont aussi géopolitiques : l'Ouganda et l'Ethiopie constituent un rempart contre le fondamentalisme musulman au Soudan. Les officiels américains sont aussi impressionnés par la façon dont Museveni combat le SIDA dans son pays : le budget de l'éducation a été triplé, particulièrement les salaires des professeurs.
En Avril 1998, l'armée ougandaise était déployée dans l'est du pays afin de rétablir l'ordre et la loi. En effet, à la suite de vols de bétails, 20 personnes ont été tué dont 7 soldats du gouvernement; 1000 têtes de bétail ont été volé. Une unité spéciale "anti-vol" a même été formé. Le problème principal semble se trouver dans le district de Karamoja.
POUR CEUX QUI SAVENT L'ANGLAIS VOYEZ CE LIEN
Le FMI a félicité l'Ouganda
pour ses résultats : l'inflation est descendue à 7.5% contre
10.5% en 1996-1997 tandis que le déficit passait de 2.6% du produit
intérieur brut à 0.9%.
Les mauvaises conditions climatiques
crées par El Niño ont forcé le FMI a baissé
les prévisions concernant la croissance économique (prévison
de croissance de 7.5% du PIB à 5%).
En Avril, le FMI et la Banque Mondiale
approuvaient un allégement de la dette de 650 millions de dollars.
La dette externe de l'Ouganda est de 3.6 milliard de dollars !!
En Juin, le président Museveni demandait que l'on écrase le mouvement rebelle à la suite du massacre de 50 étudiants : ceux-ci ont été tué dans l'ouest de l'Ouganda, district de Karabole. Ce massacre a été perpétré par le groupe ADF : Forces Démocratiques Alliés. Museveni veut l'extermination de l'ADF et du LRA. Les étudiants ont été brûlé vifs dans les dortoirs de leur école.
A partir de l'an 2000 et tous
les 5 ans, un référendum sera organisé afin
de savoir si le pays se dirige vers une démocratie multi-parties
ou conserve son état actuel de parti unique ("one-party state
or multi-party democracy").
Le comité anti-corruption
mené par un membre du parlement (Manuel Pinto) a déclaré
que la corruption était un fait indéniable en Ouganda. Cette
corruption s'est installée dans diverses entreprises publiques (Compagnie
de Chemon de Fer...).
En Novembre, on apprenait que près
de 300 rebelles faisant parti du LRA s'étaient infiltrés
en Ouganda depuis le Soudan; ces rebelles sont menés par
Joseph Kony.
Le gouvernement ougandais combat
ce mouvement rebelle depuis plus de 11 ans, sans succès apparent.
En Décembre, on apprenait
la démission du frère de Museveni, le Major Général
Salim Saleh. Celui-ci a reconnu avoir "trempé" dans une affaire
d'interêt financier dans la plus grande banque commerciale du pays.
Cette démission arrive à un mauvais moment pour Museveni
et son parti le Mouvement de Résistance Nationale (NRM). A la suite
de cela, des officiels ougandais affirmaient avoir lancé une enquête
afin de connaître les irrégularités commises lors de
la privatisation de la Banque Commerciale Ougandaise (UCB).
Signalons enfin que l'Ouganda a décidé la privatisation des télécoms : le pays espère ainsi rattraper rapidement leur retard dans le domaine des télécommunications : l'Ouganda ne compte qu'un peu plus de 50 000 lignes téléphoniques pour unu population de 20 millions d'habitants.

Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier