
CE QUI S'EST PASSE EN 1998 :
En Février 1998, on apprenait
que l’Erythrée accusait l’Ethiopie d’avoir pénétré
à l’intérieur de son territoire. L’Ethiopie occuperait
environ 248 Km2 de territoire érythréen.
Les troupes militaires éthiopiennes
auraient avancé de 20 Km à l’intérieur du territoire
de l’Erythrée : des échanges d’armes lourdes auraient été
entendu dans la région.
L’Ethiopie dément avoir occupé
le territoire érythréen et accuse son voisin d’invasion.
On a aussi appris que deux bataillons éthiopiens se trouvaient sur
territoire érythréen depuis que des affrontements se sont
produits en Mai. Les deux pays entretenaient des relations cordiales depuis
qu’un accrochage violent aux alentours de la frontière se soit produit
le 6 Mai.
Le 6 Mars, on apprenait que des
combats violents s’étaient déroulés : le territoire
conflictuel se trouve à la frontière des deux pays. C’est
près de la ville frontalière de Zalambessa (à 160
Km d’Asmara) que les combats se sont déroulés. L’Erythrée
accuse toujours l’Ethiopie d’invasion militaire. Zalambessa se trouve au
cœur du territoire revendiqué par les deux pays. Des tanks et de
l’artillerie lourde a été déployé de chaque
côté.
L’état éthiopien annonçait
aussi qu’un érythréen, accusé de meurtre, avait été
exécuté. On pense que cet homme est le premier a être
exécuté depuis que le Front Révolutionnaire Démocratique
du Peuple (Ethiopie) a pris le pouvoir en 1991.
En Avril, des milliers d’anciens
combattants érythréens quittaient Asmara pour venir renforcer
les hommes à la frontière : environ 3000 vétérans,
hommes et femmes. Les ex-combattants du Front de Libération du Peuple
Erythréen ont été rejoint par leurs anciens ennemis
du Front de Libération Erythréen ainsi que par les Erythréens
qui combattaient sous le régime militaire éthiopien, le Derg.
On estime à 46 000 le nombre
d’érythréens qui feraient fasse à 120 000 éthiopiens.
L’Ethiopie a rejeté la demande de l’Erythrée par rapport
au territoire de Baden, l’un des principaux centres d’un triangle de terre
de 400 Km2 se trouvant le long de la frontière ouest.
Juste après le début
des hostilités, l’Ethiopie a ordonné à tous ces commerçants
de stopper les affaires avec l’Erythrée et de suspendre les vols
entre les deux pays. Les télécommunications ont été
aussi coupé.
Le 6 Juin, l’armée éthiopienne
utilisaient des avions de chasse pour bombarder des positions près
d’Asmara. Le 12 Juin, l’Ethiopie annonçait avoir délogé
l’armée érythréenne de la zone de Zalambesa.
Depuis que l’Erythrée est
devenue indépendante en 1991, Zalambesa est contrôlée
par les Ethiopiens : la moitié des habitants de Zalambesa sont érythréens
tandis que l’autre moitié est « Tigrayan ». La ligne
de démarcation avait été tracé par les Italiens
il y a plus d’un siècle.
Les Erythréens pensaient
que puisque l’Ethiopie était maintenant dirigé par les «
Tigrayans », ceux mêmes qui avaient participé à
la chute de Mengistu, les relations pourraient être bonnes.
Le 24 Juin, on apprenait que depuis
le début du conflit, des centaines de soldats avaient péri
sur les fronts de Badme, Zalambessa et au sud du port d’Assab.
L’Ethiopie peut aussi mobiliser
la milice du Front de Libération du Peuple « Tigrayan »
qui avaient combattu contre Mengistu. Ce Front de Libération domine
actuellement le Front Démocratique Révolutionnaire du Peuple
Ethiopien.
Le premier ministre éthiopien
Meles Zenawi a prévenu qu’il administrerait une leçon à
l’Erythrée si celle-ci ne se retirait pas du territoire de Badme.
Une médiation menée par l’OUA a été rejeté
par l’Erythrée après que le président Afewerki ait
refusé le plan préparé par les USA et le Rwanda :
celui-ci prévoyait entre autre le départ des forces érythréennes
et le retour ce celle-ci au point où elles se trouvaient avant le
6 Mai. L’Ethiopie acceptait ce plan américain et rwandais.
En Juillet, l’ambassade d’Erythrée
à Washington annonçait que les hostilités avaient
été déclenché par l’Ethiopie qui a violé
les frontières coloniales de l’Erythrée.
Selon l’ambassade érythréenne,le
premier acte d’invasion s’est produit en Juillet 1997 quand l’Ethiopie,
sous prétexte de combattre l’opposition Afar, a amené deux
bataillons à Bada dans le sud de l’Erythrée afin d’occuper
le village et de démanteler l’administration en place. Malgré
l’intervention du chef de l’état érythréen, demandant
au premier ministre éthiopien de se retirer, rien ne s’est fait.
Il semble alors que l’Ethiopie ait intégré dans ses cartes
des territoires érythréens.
Puis le 6 Mai 1998, l’armée
éthiopienne lançait une attaque sur les patrouilles érythréennes
dans la région de Badme affirmant que les érythréens
avaient pénétré dans des zones nouvellement envahis
par l’Ethiopie ! !
Les causes de la discorde sont donc
:
- déclaration de guerre par
le Parlement éthiopien le 13 Mai 1998
- lancement d’une attaque aérienne
sur Asmara par l’Ethiopie le 5 Juin 1998
- imposition d’un blocus aérien
et maritime : accès bloqué aux ports érythréens
avec menace de bombardement
- expulsion massive et discrimination
envers les milliers érythréens se trouvant en Ethiopie
Du côté éthiopien,
on affirme que c’est l’Eryhrée qui a commencé les hostilités
et que ce pays refuse toute proposition de paix. Ces propositions de paix
ont surtout été faites par l’OUA.
Le Conseil de Sécurité
de l’ONU demande un arrêt immédiat des hostilités.
Le 12 Août, un groupe de 470
érythréens déporté d’Ethiopie est arrivé
au port d’Assab sur la Mer Rouge : parmi eux, 114 enfants qui ont été
détenu pendant plus de 3 mois. Certains vivaient en Ethiopie depuis
plus de 40 ans. Depuis le mois de Mai, le nombre total d’expulsés
dépasse 16 000.
L’Erythrée a envoyé
une lettre au secrétaire général des Nations Unies
Koffi Annan lui demandant d’intervenir contre l’Ethiopie à cause
de l’expulsion massive et de la détention d’érythréens
en Ethiopie. L’Ethiopie s’est plaint de la même façon concernant
ses résidents en Erythrée.
Le 29 Août, l’Erythrée
a libéré 71 prisonniers de guerre éthiopien. L’Erythrée
a déclaré qu’il voulait, par cet acte, montrer sa volonté
de trouver rapidement une solution de paix.
Le 6 Novembre, Meles Zenawi s'est rendu au Burkina Fasso afin de trouver une solution visant à stopper la dispute entre son pays et l'Erythrée. Le président érythréen devrait être présent mais aucune confrontation directe n'est prévue.
Le 10 Novembre, l'OUA se réunissait
à Ouagadougou afin de débattre du conflit entre l'Erythrée
et l'Ethiopie : cette réunion a pour but de trouver une solution
à ce conflit.
Les points importants mis en évidence
par l'OUA sont les suivants : il faut rapidement :
- arrêt immédiat des
hostilités
- délimitation des frontières
dans un délai de 6 mois
- enquête sur les incidents
survenus en Juillet-Août 1997 et le 6 Mai afin de déterminer
l'origine du conflit
- démilitarisation de toute
la zone
De leur côté, les érythréens
insistent pour que ce conflit soit résolu en tenant compte des frontières
que l'Erythrée avait hérité du temps de la colonisation
italienne. L'Ethiopie a violé ces frontières pour les érythréens.
Les érythréens veulent qu'on tiennent en compte les frontières
déssinées lors des traités de 1900, 1902 et 1908.
L'Ethiopie exige que les forces
armées érythréennes quittent sur le champ la région
de Badme, ceci avant toute discussion.
La situation est donc bloquée
jusqu'à présent.
Message du président Afewerki du 6 Novembre 1998 :
« Sur le conflit avec l’Ethiopie
et sur l’économie de l’Erythrée »
(La traduction de l’anglais en français
est de moi : pardonnez-moi les erreurs; la version anglaise originale
se trouve après le texte français).
Avant de tracer les grandes lignes
de nos politiques et priorités de développement, laissez-moi
d’abord vous parler de la crise actuelle entre l’Erythrée et l'Ethiopie,
qui doit être présent dans vos esprits. Je souhaite exprimer
à cet égard notre satisfaction quant au souci et à
l’angoisse ressentis par nos associés. Personne ne pouvait penser
que l'alliance exemplaire que nous étions parvenus à cultiver
avec l'Ethiopie - pardonnant et oubliant l'histoire passée du conflit
et de l'animosité – s’effondrerait tellement abruptement et amèneraient
les deux pays au bord de la guerre.
Peut-être en raison de la
trop grande confiance que nous avons cultivé et les efforts que
nous avons dépensé pour cultiver le meilleur des relations
avec l'Ethiopie, nous étions les derniers à suspecter un
désir de conquête de la part de ceux que nous considérions
comme nos alliés les plus fidèles. C'est la raison pour laquelle
nous n'avons pas réagi ou n'avons pas pris les mesures diplomatiques
nécessaires ou d'autres actes légitimes d'autodéfense
quand les troupes éthiopiennes régulières ont franchi
notre frontière pour démanteler notre administration à
Adi Murug en Juillet dernier avec des incursions concourantes dans la région
de Badme. Nous avons essayé de maintenir le conflit interne; nous
avons tout fait pour résoudre tranquillement et rapidement ce conflit
en préparant des entretiens bilatéraux ; nous pensions que
l’origine du conflit montrerait des différences mineures émanant
essentiellement des fonctionnaires inférieurs. Mais, réalisant
les problèmes potentiels que de tels excès provocateurs pourraient
nécessiter, j'ai écrit au premier ministre éthiopien,
l'invitant à intervenir personnellement pour contrôler ces
actes d’invasion et proposant que nous formions une commission des frontières
ayant les pleins pouvoirs afin de résoudre sur place les problèmes
qui survenaient de temps en temps.
Maintenant avec le temps, il est clair que cette invasion faisait partie d’un plan bien préparé. La carte que la « Région Administrative de Tigray » a émise – cependant elle n’a pas officiellement circulé - en octobre 1997 a non seulement incorporé les zones que les autorités éthiopiennes avaient essayé de saisir sous divers prétextes mais a également illustré que ce travail avait débuté depuis 1994 avec la participation du gouvernement central. En attendant, la commission des frontières commune a été paralysée, se réunissant seulement une fois avant mai 1998 : ceel-ci était incapable de convenir des règles de base pour exécuter son travail.
C'était dans ce contexte que
les contingents éthiopiens ont attaqué notre patrouille dans
la région de Badme le 6 Mai et ont provoqué une série
de désaccords se développant en spirales jusqu’au 12 Mai.
Plutôt que d'essayer de contenir le problème, le Parlement
éthiopien a voté une déclaration de guerre contre
l’Erythrée le 13 Mai, propulsant les deux pays vers une confrontation
inutile.
Malgré ces ultimatums et
menaces de guerre, nous n'avons tout fait afin de résoudre cette
crise paisiblement. Nous avons suggéré – dès le 1er
jour du conflit – qu’il fallait lancé un processus de délimitation,
car celui-ci est la seule solution pour mettre fin au conflit. En attendant,
nous avons demandé un cessez-le-feu et la cessation de toutes les
hostilités. Nous avons énoncé, à plusieurs
reprises, que nous sommes prêts pour un dégagement mutuel
puisque c'est nécessaire pour empêcher l'éruption d'un
conflit et pour faciliter le travail technique de la délimitation
.
Je puis fermement dire qu'il existe
un consensus global et que ces paramètres constituent les ingrédients
fondamentaux d'une solution paisible. Malheureusement, la paix est gardé
en otage par les conditions préalables énoncées par
l'Ethiopie. Et le manque de résolution de la communauté internationale
encourage l’intransigeance de l'Ethiopie, ce qui retarde le processus de
paix et augmente la probabilité de la confrontation militaire.
Je souhaite souligner les actes
délibérés d’animosité permanente que le gouvernement
éthiopien essaye de fomenter entre les deux peuples frères.
Ce conflit frontalier passera et sera résolu d’une façon
ou d’une autre. Mais créer une haine permanente parmi les peuples
est moralement répréhensible et inacceptable. La communauté
internationale ne doit pas, en conséquence, tolérer la chasse
aux sorcières que le gouvernement d'Addis Abeba perpétuent
sur les érythréens.
L’Erythrée est une nouvelle nation qui a émergé des ruines d'une longue et coûteuse lutte pour l'indépendance. Lors de la libération dans mi-1991, nous avons trouvé notre infrastructure et la capacité productive presque totalement détruite, le secteur privé décimé, et nos personnes exilées et dispersées partout dans le monde. Les défis étaient immenses, et nos perspectives ont semblé pauvres. Excepté les érythréens eux-mêmes, très peu d'autres, le cas échéant, se sont attendus à ce que nous émergions bientôt comme une nation dynamique et entreprenante dans l’Afrique Sub-Saharienne.
Notre politique de développement
économique est ancrée sur l'établissement d'une économie
de marché dynamique. Notre volonté est que le secteur privé
soit l’acteur principal de la vie économique du pays. Nous limitons
le rôle du gouvernement à créer un environnement favorisant
le développement en maintenant la loi et l’ordre, une politique
macro-économiques saine. Le gouvernement entreprendra des investissements
critiques dans les secteurs stratégiques de l'économie seulement
si les investisseurs privés ne peuvent engagés les investissements
nécessaires. Même dans des secteurs tels que l'infrastructure,
le gouvernement encourage la participation du secteur privé. Notre
position politique est que la création des capacités de production
sur tous les marchés sera laissée au secteur privé
– intérieur et étranger. Je voudrais souligner ici que notre
politique est de traiter les investisseurs étrangers exactement
de la même manière que nous traitons les investisseurs de
notre pays. En outre, nous devons maintenir la stabilité macro-économique
en limitant les déficits budgétaires à des niveaux
qui pourraient être contrôlés sans inflation, et pour
créer la structure politique, légale et institutionnelle
nécessaire pour la promotion de l’investissement. La promotion
de la concurrence par une plus grande confiance sur les marchés
dans tous les segments de l'économie est le cachet de notre stratégie
de développement économique. Nos politiques du commerce et
d'investissement sont libérales.
Nous encourageons le libre échange
intérieurement et à travers les frontières dans la
région. Par une participation active dans les organisations régionales
tel que l’Agence Intergouvernemental du Développement (IGAD) et
Le Marché Commun de l’Est et du Sud de l’Afrique (COMESA) nous pensons
étendre le marché pour nos exportateurs et importateurs.
Dans la zone de l'investissement, tous les secteurs de l'économie
sont ouverts pour les investisseurs de l’intérieur mais aussi de
l’étranger. En vertu de la loi érythréenne, la propriété
ou les investissements privés sont protégés contre
la nationalisation ou la confiscation. Au cas où il y aurait un
intérêt public contraignant qui exige l'expropriation, la
loi prévoit une compensation juste et pleine par le gouvernement.
L’Erythrée est un membre des traités bilatéraux et
multilatéraux de protection ou de garantie d'investissement tels
que MIGA qui assurent davantage de protection pour les investisseurs étrangers.
La performance économique
(1992-1997) depuis mi-1991 : Nous avons formulé des politiques et
des stratégies qui, mises en application, favorisent le développement
économique. Des mesures ont été prises pour remettre
en état, améliorer et augmenter le transport, les transmissions,
la puissance, et les équipements d'approvisionnement en eau. Le
progrès significatif a été accompli pour améliorer
la capacité du gouvernement et des institutions du développement
dans des zones telles que la santé, les finances, et l'éducation.
Nous avons restauré la capacité productive de l'économie,
particulièrement dans l'agriculture et la pêche, le tourisme,
la construction, l'exploitation et les industries. Nous avons adopté
des régimes politiques en matière fiscale, monétaire,
et commerciales visant à maintenir la stabilité macro-économique,
et à faciliter l'allocation et l'utilisation efficaces des ressources.
Identifiant le rôle crucial qu'un secteur financier efficace peut
jouer dans notre développement, nous avons mis les lois en place
appropriées qui préparent le terrain pour l'établissement
d'une banque centrale indépendante et la formulation d'une
saine politique monétaire.
De façon générale,
ces sept dernières années, nous avons accompli de vrai progrès
dans toutes les zones concernant le développement d'infrastructure,
la production, l'emploi, la stabilité des prix, la discipline fiscale,
et l'accumulation des réserves externes. Pendant la période
1992-1997, la croissance a été d'environ sept pour
cent ; ce qui reflète une augmentation du revenu. Avec cette cadence
de croissance, des offres d'emploi significatives ont été
créées. La cadence de l'inflation moyenne annuelle a été
mise à jour à moins de cinq pour cent. En vue de l'introduction
de notre monnaie nationale, nous avons fait des efforts afin d'améliorer
notre position fiscale, et nous avons réussi. Nous avons réduit
les dépenses et avons pris des mesures concrètes afin de
mettre en valeur les revenus
En conséquence, nous avons
réduit le déficit de plus de 16 pour cent en 1996 à
5,5 pour cent du PNB en 1997. Pour maintenir la confiance en notre devise,
notre engagement à maintenir le déficit à un niveau
raisonnable demeure ferme. Depuis son introduction en novembre 1997, notre
monnaie a montré de la stabilité.
En résumé, dans la
période qui a abouti à l'empiétement inattendu de
notre intégrité territoriale par l'Ethiopie, nous pouvions
adapter notre économie à une croissance raisonnable sous
un environnement macro-économique stable. Notre économie
a même amorcé un décollage important, et nous sommes
déterminés à continuer dans cet élan. Nous
croyons fortement que le conflit avec l'Ethiopie est seulement un problème
provisoire. Nous voulons que vous sachiez que, parce que notre vision du
développement est claire et focalisé et que notre engagement
est ferme, nous sommes déterminés à poursuivre nos
politiques de développement.
Les secteurs de croissance me laissent
maintenant dire quelques mots au sujet des secteurs où les perspectives
pour la croissance sont évidentes. L'agriculture, la pêche,
les transmissions, les opérations bancaires, le transport et le
tourisme nous donnent beaucoup d’espoir. Il y a aussi un bon espoir de
découvrir des dépôts d'or, d'argent et de cuivre, et
des ressources énergétiques qui peuvent être exploitées
pour produire de la croissance. Cependant, les érythréens
demeurent nos capitaux de développement et de ressource les plus
importants pour la croissance.
L'agriculture est le soutien principal
de l'économie érythréenne et emploie la grande majorité
de la main d’œuvre. Cependant, le secteur fonctionne avec un niveaux très
bas de technologie et de productivité. Tandis que l’Erythrée
possède d’abondantes terres arables et des ressources importantes
d'eauil nous faut des technologies agricoles modernes pour augmenter les
rendements existants de récolte, développer de nouvelles
récoltes et augmenter les facteurs de productivité. Nous
croyons que de grands gains de productivité peuvent être obtenus
à partir des investissements relativement modestes dans de nouvelles
méthodes cultivatrices. Pour réaliser le potentiel agricole,
nous nous sommes engagés avec un programme qui intègre des
techniques agricoles traditionnelles et modernes. Dans ce contexte, des
investisseurs étrangers sont particulièrement encouragés
à participer à l’établissement de domaines agricoles
modernes.
Nous croyons que les fruits, les
légumes, les fleurs et les usines de serre chaude, les récoltes
industrielles, et le bétail (laiterie et viande) pour les marchés
intérieures et d'exportation sont particulièrement attrayants
pour les investisseurs locaux et étrangers. Par ailleurs, je voudrais
mentionner que cette année nous sommes chanceux d’avoir eu des récoltes
exceptionnelles qui n'ont pas été expérimentées
dans un passé récent.
La pêche est une autre zone où il y a des potentiels inexploités pour le développement. Les eaux côtières d’Erythrée contiennent les fonds de pêche les plus productifs en Mer rouge. Nous recherchons activement des investissements en participation avec les investisseurs étrangers pour développer la pêche moderne, la distribution et les équipements de vente.
Dans la fabrication et l’industrie, l’Erythrée a une longue histoire et tradition qui dans la grande partie est un legs de ses liensprécédents avec l'Italie. Tandis qu'une grande partie du secteur a besoin d'investissement substantiel pour la réadaptation et l'expansion, nous sommes convaincus qu'une base industrielle vibrant peut être rétablie. Des occasions prometteuses de fabrication peuvent être trouvées dans les textiles, les produits en cuir, le ciment et d'autres matériaux de construction, et un éventail de fabrication chimique et mécanique qui peuvent approvisionner les marchés intérieurs et régionaux.
La privatisation est un aspect important de l'engagement fort de notre gouvernement pour le développement du secteur privé et nous sommes en cours de privatiser toutes les entreprises d'Etat. Nous croyons que notre programme de privatisation offre des opportunités attractives pour les investisseur qui sont intéressé à fonder une entreprise qui, avec un investissement dans la modernisation et la capacité d’expansion, pourrait devenir un fournisseur concurrentiel dans le marché de l’exportation. Notre programme de privatisation est piloté par notre conviction forte que la production commerciale des marchandises et des services devrait être le domaine du secteur privé. Nous n'imposons pas des conditions spéciales aux acheteurs. Pour le gouvernement, la chose la plus importante est de remettre en état et développer le potentiel des entreprises privatisées. Les investisseurs locaux et étrangers sont bienvenus.
Le tourisme en Erythrée est dans sa petite enfance. L'énorme potentiel peut être exploité. Il y a d'excellentes perspectives pour les investisseurs privés et étrangers. Nos îles dans la mer Rouge et les parties du continent le long de la côte offrent la grande promesse pour le développement de tourisme. Par conséquent, nous encourageons les investisseurs locaux et étrangers à tirer profit de ces occasions.
Comme j'ai indiqué plus tôt, l'infrastructure a été améliorée sensiblement. Le plus critique pour nous : il y a un besoin d'investissement substantiel dans la production, les télécommunications et le transport d'électricité, y compris le développement et la modernisation continus des ports d'Assab et de Massawa.
Le jeu du financement joue un rôle crucial dans la croissance économique et le développement du secteur privé. Il doit être fait beaucoup pour développer notre système bancaire de sorte qu'il puisse répondre aux besoins financiers du secteur privé.
Je reproduis ici la version anglaise pour ceux qui parlent couramment l’anglais..
Developments In The Eritrean Economy
:
November 6, 1998
By Isaias Afwerki
Washington - The following document
is the opening Remarks to the Meeting of Eritrea's Development Partners
Asmara, Eritrea, November 2, 1998:
President Of The State Of Eritrea
Excellencies and Distinguished Guests,
Welcome to our development partners'
meeting, which is being held for the first time in Asmara. Let me begin
by expressing my gratitude to the World Bank, the International Monetary
Fund, the International Finance Corporation, the European Union, the UN
family, and all our bilateral partners for attending; a particularly warm
welcome to all our friends and colleagues who came from outside Eritrea.
I hope that this meeting will serve as an effective forum for all of us
to share experiences, expand knowledge of each other, and agree on the
steps that need to be taken to further strengthen our development partnership.
I hardly need to emphasize the importance that we attach to this forum
of periodic consultations with our development partners by which we can
exchange ideas with openness and frankness.
Before outlining our development
policies and priorities, let me address first the current crisis between
Eritrea and Ethiopia, which must be foremost in your minds. I wish to express
in this regard our appreciation for the concern and anguish felt by our
partners, who have the continued welfare of our peoples at heart, regarding
the looming cloud of war and conflict. Nobody could have contemplated a
year ago that the exemplary alliance that we had managed to cultivate with
Ethiopia - forgiving and forgetting the past history of conflict and animosity
- would collapse so abruptly and bring the two countries to the brink of
war.
Perhaps due to the utmost trust
that we had and the efforts that we had expended to cultivate the best
of relations with Ethiopia, we were the last to suspect any ingrained desire
for foul play from those whom we considered to be our closest allies. This
was the reason why we did not over-react or take the necessary diplomatic
measures or other legitimate acts of self-defense when regular Ethiopian
troops crossed our border to dismantle our administration in Adi Murug
last July with concurrent incursions in the Badme area. We tried to keep
the dispute in-house; doing all we could to resolve quietly and speedily
through bilateral talks what we thought were minor differences essentially
emanating from low-level officials. But, realizing the potential problems
that such provocative excesses could entail, I wrote to the Ethiopian Prime
Minister two letters at the time, requesting him to intervene personally
to check these unwarranted acts and suggesting that we form a Joint Border
Commission at a sufficiently high level of authority from both sides with
full powers to resolve on the spot the problems that were cropping up from
time to time.
Now in retrospect, it is clear that
these were not isolated incidents, but part of a well thought out territorial
design against Eritrea. The map that the Tigray Administrative Region issued
- though not officially circulated - in October 1997 not only incorporated
the areas that the Ethiopian authorities have been attempting to seize
under various pretexts but also illustrated that this work had been underway
since 1994 with the involvement of the central government. In the meantime,
the Joint Border Commission was paralyzed, meeting only once before May
1998 and unable even to agree on the ground rules for performing its job.
It was against this backdrop that
Ethiopian army contingents attacked our patrol unit in the Badme area on
May 6 and provoked a chain reaction of spiraling clashes until May 12.
Rather than attempting to contain the problem, the Ethiopian Parliament
passed a declaration of war on Eritrea on May 13, propelling the two countries
toward unnecessary confrontation while effectively obstructing the prospects
of early peace.
In spite of these ultimatums and
threats of war, we have not to-date spared any effort to resolve this crisis
peacefully. We have suggested - from day one of the conflict - that we
expedite the process of demarcation, as this is the only solution to the
border dispute. In the meantime, we have called for a cease-fire and the
cessation of all hostilities. We have stated, repeatedly, that we are ready
for a mutual disengagement in as much as this is necessary to prevent the
eruption of a conflict and to facilitate the technical work of demarcation.
I can firmly say that there is overall consensus that these parameters
constitute the fundamental ingredients of a peaceful solution. Still, peace
is being kept hostage by Ethiopia's preconditions. And the lack of resolve
by the international community is only encouraging Ethiopia's intransigence,
and to that extent postponing early peace while increasing the likelihood
of military confrontation. These are the real facts, and I believe that
we must recognize them for what they are in our endeavors to enhance the
peace process.
One grave issue that I wish to further
underline is the deliberate acts of permanent animosity that the Ethiopian
government is trying to foment between the two brotherly peoples. This
border conflict will pass and be resolved one way or the other. But creating
a permanent hatred among the peoples is morally reprehensible and unacceptable.
The international community must not, accordingly, tolerate the witch-hunt
that the Addis Abeba government is perpetrating on Eritreans.
Economic Policy, Performance and
Prospects As you all know, Eritrea is a new nation that has emerged from
the ruins of a long and costly struggle for independence. Upon liberation
in mid - 1991, we found our infrastructure and productive capacity almost
completely destroyed, the private sector decimated, and our people exiled
and scattered all over the world. The challenges were immense, and our
prospects seemed poor. Except for the Eritrean people themselves, very
few others, if any, expected us to emerge so soon as a dynamic and enterprising
nation in Sub-Saharan Africa.
In the short time that I have, I
would first like to review for you briefly Eritrea's achievements during
the last seven years and also share with you my own view of Eritrea's challenges
and prospects. Secondly, I would like to highlight the areas of focus of
our development program in the next three years, and invite you to continue
to be partners in our efforts.
Economic Policy Our economic development
policy is anchored upon the establishment of a dynamic private sector-led,
outward-looking market economy. Our commitment is to make the private sector
the lead actor in the economic life of our country. We are limiting the
role of the government to creating a conducive environment for development
by maintaining law and order, sound macroeconomic policies, and by providing
the social overhead capital that is necessary to facilitate development.
It will undertake critical investments in strategic sectors of the economy
only when private investors are either unwilling or unable to make the
needed investments. Even in such sectors as infrastructure, the government
encourages private sector involvement. Our policy position is that the
creation of production capacities in all contestable markets will be left
to the private sector - both domestic and foreign. I would like to emphasize
here that our policy is to treat foreign investors exactly in the same
manner as we treat domestic investors. Furthermore, we are committed to
maintain macroeconomic stability by limiting budgetary deficits to levels
that could be managed without inflation, and to provide the necessary political,
legal and institutional framework and safeguards to promote investment.
Promotion of competition through greater reliance on market forces in all
segments of the economy is the hallmark of our economic development strategy.
We are committed to adhere to this strategy because we believe this is
critical for successfully embarking our economy on a growth path consistent
with our growth potential.
Our trade and investment policies
are liberal and forward-looking. We encourage free trade internally and
across borders within the region. Through active membership in regional
organizations such as the Intergovernmental Agency on Development (IGAD)
and the Common Market of Eastern and Southern Africa (COMESA) we remain
committed to expand the market for our exporters and importers. In the
area of investment, all sectors of the economy are open to both domestic
and foreign investors. Under Eritrean law, private property or investments
are protected against nationalization or confiscation. In the event that
there would be a compelling public interest that requires expropriation,
the law provides for a fair and full compensation by the government. Eritrea
is a member of bilateral and multilateral investment protection or guarantee
treaties such as MIGA that provide further protection of foreign investors.
Economic Performance (1992-1997)
Since mid-1991, we have formulated and implemented policies and strategies
that promote economic development. Steps have been taken to rehabilitate,
upgrade and expand transport, communications, power, and water supply facilities.
Significant progress has been made to improve the capacity of government
and development institutions in such areas as health, finance, and education.
We have restored the productive capacity of the economy, especially in
agriculture and fisheries, tourism, construction, mining and manufacturing
industries. We have adopted broad-based fiscal, monetary, and trade policy
regimes aimed at maintaining macroeconomic stability, mobilizing government
revenues, and facilitating efficient allocation and utilization of resources.
Recognizing the crucial role that an efficient financial sector can play
in our development, we have put in place appropriate laws that pave the
way for the establishment of an independent central bank and the formulation
of a sound monetary policy. Based on these, we successfully introduced
our national currency.
Overall, in the last seven years,
we have made real progress in all the areas pertaining to infrastructure
development, production, employment, price stability, fiscal discipline,
and accumulation of external reserves. During the period 1992-1997, real
output growth averaged about seven percent, thus reflecting an improvement
in per capita income. Along with this growth rate, significant employment
opportunities were created. The annual average rate of inflation was maintained
at less than five percent. In preparation for the introduction of our national
currency, we made determined efforts to improve our fiscal position, and
succeeded. We reduced expenditures and took concrete measures to enhance
revenues. As a result, we reduced the deficit from over 16 percent in 1996
to 5.5 percent of GNP in 1997. To instill and maintain confidence in our
currency, our commitment to maintain the deficit at sustainable levels
remains firm. Since its introduction in November 1997, our currency has
shown stability and acceptability that we are pleased with. Our gross reserves
in months of import of goods and services increased to over six months
in 1997.
In summary, in the period up to
the unexpected encroachment on our territorial integrity by Ethiopia, we
were able to gear our economy on to a sustainable growth path under a stable
macroeconomic environment. Our economy was indeed poised to take-off, and
we are determined to maintain that momentum. We strongly believe that the
conflict with Ethiopia is only a temporary distraction. We want you to
know that, because our development vision is clear and focussed and our
commitment is firm, we are determined to pursue our development policies
and achieve our targets in spite of the deliberate distractions imposed
on us by Addis Abeba.
Growth Sectors Now let me say a
few words about the sectors where the prospects for growth are evident.
Agriculture, fisheries and fish processing, general manufacturing, communications,
banking, transport and tourism hold great promise. There are good prospects
also for discovering economic deposits of gold, silver and copper, and
energy resources that can be exploited to generate growth. However, our
people are our most important development asset and source of growth.
Agriculture is the mainstay of the
Eritrean economy and employs the large majority of the workforce. However,
the sector operates at very low levels of technology and productivity.
While Eritrea has plenty of arable land and significant water resources,
it needs capital and modern agricultural technologies to increase existing
crop yields, develop new crops and increase overall factor productivity.
We believe that large productivity gains can be obtained from relatively
modest investments in new farming methods. To realize the agricultural
potential, we have embarked on an integrated agricultural development program
using both traditional and modern inputs. In this context, foreign investors
are especially encouraged to participate in establishing modern agricultural
estates. We believe that fruits, vegetables, flowers and greenhouse plants,
industrial crops, and livestock (dairy and meat) for both the domestic
and export markets are particularly attractive for local and foreign investors.
Incidentally, I would like to mention that this year we are fortunate to
have bumper crops that have not been experienced in the recent past.
Fisheries is another area where
there are unexploited potentials for development. Eritrea's coastal waters
contain the most productive fishing grounds in the Red Sea. We are actively
seeking joint-venture investments with foreign investors to develop modern
fish processing, distribution and marketing facilities.
In manufacturing and industry, Eritrea
has a long history and tradition which in large part is a legacy of its
previous ties with Italy. While much of the sector is in need of substantial
investment for rehabilitation and expansion, we are convinced that a vibrant
industrial base can be re-established. Promising manufacturing opportunities
can be found in textiles, leather products, general agro-processing, cement
and other construction materials, and a wide range of chemical and mechanical
manufacturing that can supply the domestic and regional markets.
Privatization is an important aspect
of our government's strong commitment to private sector development and
we are in the process of privatizing all state-owned enterprises. We believe
that our privatization program offers attractive opportunities for those
investors who are interested in acquiring established enterprises which,
with further investment in modernization and capacity expansion, could
become competitive suppliers in the export market. Our privatization program
is driven by our strong conviction that commercial production of goods
and services should be the domain of the private sector. We do not impose
special conditions on buyers. For the government, the most important thing
is to rehabilitate and develop the potential of privatized enterprises.
Both local and foreign investors are welcome.
Tourism in Eritrea is in its infancy.
The enormous potential has yet to be exploited. There are excellent prospects
for both private and foreign investors. Our offshore islands in the Red
Sea and parts of the mainland along the coast offer great promise for tourism
development. Therefore, we are encouraging domestic and foreign investors
to take advantage of these opportunities.
As I have indicated earlier, the
infrastructure has been improved substantially. Nevertheless, more investment
is needed over the next few years if economic growth is not to be constrained;
and we would like to see the private sector involved in this. Most critically,
there is a need for substantial investment in power generation, telecommunications
and transportation, including continuous development and modernization
of the ports of Assab and Massawa.
Finance plays a pivotal role in
economic growth and private sector development. In Eritrea we recognize
that much needs to be done to develop our banking system so that it can
meet the financial needs of the private sector. Accordingly, as part of
our modernization strategy, we have enacted a comprehensive "Bank and Financial
Institutions Act." This permits the licensing of private financial institutions,
including the establishment of foreign banks.
In closing, I would like to emphasize
that in order to achieve our development objectives your support and active
participation in our development efforts is critical. I will, therefore,
appeal to you to support our development program and to work with us. All
our ministers and policy makers will be with you to further clarify our
macro and sector policies and programs and to answer questions that you
might have.
Le 6 Novembre 1998, l’Ethiopie a
confirmé que son premier ministre Meles Zenawi, assistera à
des pourparlers au Burkina Fasso visant à mettre fin au conflit
avec l’Erythrée.
L’Ethiopie a accepté une
initiative de paix parrainée par les USA et le Rwanda, et acceptée
par l’OUA et les Nations Unies, qui prévoit le retrait de l’Erythrée
des territoires près de la ville frontière de Badme.
Les troupes érythréennes doivent reprendre les positions
qu’elles occupaient avant le début du conflit.
Djibouti rompait ses relations diplomatiques
avec l’Erythrée le 18 Novembre après que ce dernier pays
ait accusé Djibouti de soutenir l’Ethiopie (en leur laissant utiliser
leur port) dans le conflit armée opposant les deux pays.
L’ambassadeur de Djibouti basé
à Asmara a été rappelé. Djibouti a demandé
que l’Erythrée retire aussi son ambassadeur de son pays.
Le président de Djibouti,
Hassan Gouled Aptidon, fait parti des trois leaders politiques tentant
de trouver une solution au conflit Erythrée-Ethiopie au sein de
l’OUA.
La plupart des importations et exportations
éthiopiennes ont transité par le port de Djibouti depuis
le début du conflit.
Après la guerre (les femmes
se sont beaucoup engagées dans le conflit), le statut des femmes
a progressivement changé en Erythrée : Des lois ont été
voté pour permettre aux femmes de voter, de divorcer, de posséder
des terres et de choisir leur mari. Les mutilations génitales ont
été interdites et l’éducation des jeunes filles «
renforcée ».
L’Erythrée dispose de deux
femmes ministres et des femmes entrepreneurs ne sont plus des cas exceptionnels.
Cependant, il ne faut pas oublier
que 90% des femmes sont illetrées; l’éducation demeure une
priorité en Erythrée. Le peuple érythréen a
dû reconstruire son pays dévasté par la guerre : routes,
ponts, immeubles....Plutôt que de faire appel à l’aide extérieure,
l’Erythrée a voulu se débrouiller seule...Toute la société
érythréenne a été mobilisé pour reconstruire
le pays. Les habitudes héritées de la période de colonisation
italienne n’ont pas disparu : on trouve beauoup de pizzerias à Asmara,
la boisson favorite des érythréens demeure le capuccino et
la bière italienne...
En Janvier 1999, le conflit qui oppose l’Erythrée à l’Ethiopie n’est toujours pas réglé : loin s’en faut..!!

Contenant et contenus conçus et réalisés par Olivier Bain; tirés de l'oubli, toilettés et remis en ligne par Jean-Marc Liotier